Salade complète aux saveurs printanières & tuiles au bleu de Laqueuille

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En ce moment, j’aime bien faire des salades complètes pour le dîner. J’en parlais à des amis récemment, qui m’ont alors suggéré de publier une recette « bêta » qui puisse servir de base pour un plat complet et ainsi leur donner des idées.
Le principe est pour moi d’associer une céréale et une légumineuse (j’ai choisi ici couscous et lentilles, mais j’aurais tout aussi bien pu opter pour boulghour et pois chiches, que sarrasin et pois cassés, ou encore quinoa et haricots rouges !), de panacher cru- et cuidités, tout en variant régulièrement les assaisonnements (épices, vinaigres, huiles), en parsemant de graines diverses (germées ou non, torréfiées ou non…), et bien sûr toujours en fonction de la saison et du contenu de mon frigo et de mes placards. J’ai donc opté hier soir pour un exemple de salade « fraîcheur » (ou encore « détox » pour faire fashion-tendance) aux notes très printanières, tout en équilibre et subtilité, que j’ai servie avec des tuiles au bleu de Laqueuille, car j’en avais un petit morceau un peu vieux ainsi que des blancs d’œufs qui traînaient au frigo. Deux recettes sont donc au menu aujourd’hui, wouhou ! En espérant que ça puisse inspirer les copains et vous donner envie de créer à votre tour une salade qui vous ressemble… 🙂

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Salade complète aux saveurs printanières

Pour deux personnes, j’ai utilisé :

  • 60g de lentilles (ici des lentilles blondes de Turquie)
  • 40g de couscous complet + 60g d’eau fraîche
  • 1 oignon nouveau
  • 1 bulbe de fenouil
  • 1 poignée d’asperges
  • 1 poignée de radis
  • 1 branche d’aneth frais
  • Quelques feuilles de batavia rouge croquante
  • 1 c.à.s. d’huile d’olive
  • 1 c.à.c. de jus de citron
  • 1 c.à.c. de sel de Guérande
  • ¼ c.à.c. de somak
  • ⅛ c.à.c. de flocons de piment
  • 1 c.à.s. de graines de chanvre
  • Poivre fraîchement moulu à convenance

Commencer par faire cuire les lentilles. Les rincer puis les placer dans une grande casserole. Couvrir largement d’eau froide et porter à ébullition. Baisser ensuite le feu et compter 25 minutes de cuisson.

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Pendant ce temps, réunir le couscous et l’eau fraîche dans un grand saladier. Réserver.

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Apprêter les légumes. Nettoyer soigneusement l’oignon, le fenouil, les asperges, les radis, les feuilles de salade et l’aneth. Les essuyer dans un torchon propre.
Ciseler finement l’oignon et l’aneth.
Couper le fenouil en deux dans la hauteur, retirer le cœur, puis émincer en fines lamelles.
Couper les radis en rondelles.
Emincer finement la salade.
Couper les asperges en petits tronçons.

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Au bout de 20 minutes de cuisson des lentilles, ajouter les tronçons d’asperges et une cuiller à café de gros sel dans la casserole.
Au terme de la cuisson, égoutter l’ensemble et rafraîchir instantanément. Prélever et réserver les pointes des asperges.

Egrainer le couscous à la fourchette dans le saladier où il a gonflé. Ajouter les ingrédients de l’assaisonnement (oignon ciselé, huile d’olive, jus de citron, aneth ciselé, sel, somak et flocons de piment), bien mélanger, puis ajouter les lentilles et les tronçons d’asperges refroidis. Mélanger de nouveau.

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Terminer en ajoutant les crudités — fenouil, radis et salade émincés.

Bien mélanger, couvrir le saladier et laisser reposer quelques temps au réfrigérateur, de façon à ce que les différents arômes se diffusent bien.

Servir la salade dans de grandes assiettes, sans oublier de parsemer de graines de chanvre (qui apportent à l’ensemble un côté croquant très agréable sous la dent), de quelques tours de moulin de poivre et répartir au-dessus les pointes d’asperges réservées.

Déguster avec des tuiles sablées au bleu pour un repas complet, délicieux et vraiment idéal sur le plan nutritionnel.

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Tuiles sablées au bleu de Laqueuille

Pour une dizaine de biscuits, plus ou moins selon leur épaisseur.
{Epaisses, les tuiles se rapprochent un peu des sablés (croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur) ; c’est comme ça que je les préfère quand je les sers en tant qu’accompagnement. Fines, elles seront plus friables, très croustillantes, idéales pour l’apéritif !}

  • 55g de bleu (ici de Laqueuille, un bleu local au lait cru de la ferme)
  • 55g de farine T65
  • 55g de beurre pommade (j’ai utilisé de la margarine bio)
  • 55g de blancs d’œufs fermiers (cela représente environ les blancs de 2 œufs moyens)
  • Quelques pincées de graines de sésame grossièrement écrasées au mortier

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Dans le bol d’un robot ménager, réunir d’abord la farine et le bleu et mixer par impulsions jusqu’à obtenir un sable grossier. Ajouter ensuite le beurre préalablement battu en pommade ou la margarine, mixer à nouveau quelques secondes avant d’ajouter enfin les blancs d’œufs. Mixer jusqu’à obtention d’une pâte homogène assez collante.

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Chemiser une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé ou la tapisser d’une toile de type « silpat ».

Préchauffer votre four à 180°C.

Prélever l’équivalent d’une cuiller à soupe de pâte puis étaler (plus ou moins finement selon l’épaisseur que vous souhaitez donner à vos biscuits, mais pensez à ajuster le temps de cuisson si vous optez pour des tuiles très fines) à l’aide d’une petite spatule en donnant la forme que vous voulez à vos biscuits. Pour plus de régularité, vous pouvez vous aider d’une forme ou d’emporte-pièces ; moi, j’aime bien faire des formes et des tailles différentes ! Parsemer enfin de quelques pincées de graines de sésame grossièrement écrasées au mortier (en saison, privilégier les noix, le mariage avec le bleu fonctionne à merveille !).

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Enfourner pour une quinzaine de minutes, surveiller. Les tuiles sont cuites lorsque leurs bords sont légèrement bronzés.

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Laisser refroidir avant de les décoller. Si d’aventure vous résistiez à la tentation de toutes les dévorer, les tuiles se conserveront très bien quelques jours dans une boîte métallique, sans que leur consistance soit altérée. Mais en général, elles ne font pas long feu… 😉

Bon appétit, les amis !

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Soupe verte « anti-gaspi » aux fanes de légumes nouveaux

Je profite de la chute soudaine des températures (nous sommes passés ici sans transition de 35°C à 15°C, brrr !) pour vous proposer une recette de soupe. J’ai déjà eu l’occasion de la réaliser quelques fois cette saison car je suis tout bonnement incapable de jeter les belles fanes des légumes nouveaux ! Alors je varie les plaisirs selon les légumes (carottes et/ou navets et/ou radis, etc.), les aromates et autres herbes que j’ai sous la main, ainsi que le temps que j’ai devant moi. En réalité, il y a vraiment mille et une façons de recycler et magnifier les fanes de légumes, qui sont raffinées, subtiles, et ne méritent pas le sort qu’on leur réserve le plus souvent ! Elles ont toute leur place dans des soupes, mais également dans divers pestos, condiments, ou que sais-je encore. Aujourd’hui, c’est donc le temps pourri qui a inspiré cette soupe, que j’aime dans sa déclinaison la plus simple (en gros je jette tous les ingrédients ou presque dans la marmite, je couvre, j’attends, je mixe, and voilà. Mais on peut aussi faire suer les oignons séparément, en faire frire à côté pour le service, faire colorer les pommes de terre… Bref, tout est possible, c’est génial !). Bon, vous l’aurez compris, cette recette verte (dans tous les sens du terme !) est « tendance » (recyclage, fond-de-frigo…), mais ne fuyez pas pour autant, car je vous assure que le résultat en vaut la peine : cette soupe est on ne peut plus simple et rapide à réaliser, parfumée, copieuse et super saine. Vous regarderez différemment vos fanes de légumes après ça, et vous serez fier de lancer un « halte, malheureux ! » à votre maraîcher lorsqu’il s’apprête à vous les couper (Oui, c’est du vécu, mais c’est révolu à présent, il me connaît bien !).
Servie tiède en entrée, cette délicieuse soupe éveillera vos papilles pour la suite ; servie chaude en plat complet, elle est revigorante et bien rassasiante. Vous pourrez même vous laisser aller gaiment sur le dessert sans culpabiliser et vous resservir, héhé.

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Soupe verte « anti-gaspi » aux fanes de carottes et radis

Pour trois grands bols

– Les fanes d’une botte de carottes
– Les fanes d’une botte de radis
– 1 oignon moyen
– 2 belles pommes de terre farineuses
– 750 mL d’eau froide

– 1 belle branche d’aneth frais
– 1 pointe de crème (de soja ici) pour le service – facultatif
– sel et poivre à convenance

Nettoyer soigneusement les fanes de radis, les essorer, puis les hacher grossièrement. Réserver.
Procéder de même avec les fanes de carottes, mais prendre le soin de séparer les sommités des tiges, car ces dernières sont plus coriaces, il faut donc bien les émincer finement, si vous ne voulez pas enterrer votre mixeur (là encore, c’est du vécu…). Réserver.

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Eplucher les pommes de terre et les débiter en gros cubes.
Peler l’oignon et le ciseler grossièrement.

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Dans un grand faitout, réunir les dés de pommes de terre, l’oignon ciselé, l’eau froide et 1 c.à.c. de gros sel marin. Couvrir et porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire à couvert une quinzaine de minutes (jusqu’à ce que les pommes de terres soient presque cuites).
Ajouter alors les tiges de fanes de carottes finement émincées, puis les fanes de carottes et de radis grossièrement hachées. Laisser tomber à couvert sur feu doux et cuire une dizaine de minutes encore.

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Une fois que les feuilles sont bien tendres, mixer le tout à l’aide d’un mixeur plongeant (un de mes indispensables en cuisine !), rectifier si besoin l’assaisonnement et réserver au chaud pour le service.

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Servir, si vous aimez, avec une pointe de crème, une pincée de fleur de sel, quelques tours de moulin de poivre et beaucoup d’aneth frais ciselé au moment (ou tout autre aromate de votre goût, mais pour avoir déjà essayé pas mal de combinaisons aromatiques, je trouve que l’aneth sublime vraiment cette soupe !).
Régalez-vous sans plus attendre !

Rien ne se perd…

Terrine de lentilles vertes du Puy

J’avais vraiment hâte de partager ici cette super chouette recette ! Depuis que je l’ai réalisée une première fois, je n’attendais plus que l’occasion de la refaire pour le blog, tant le coup de cœur fut intense ! C’est en parcourant le blog de Marie Laforêt que j’ai déniché cette pépite ‒ il faut dire qu’en plus de ses photos qui font toujours rêver, ses recettes sont originales, inventives, colorées, saines, enfin tout comme j’aime ! D’ailleurs, quand je m’en inspire, je ne ressens quasiment jamais le besoin (pourtant d’ordinaire chronique chez moi, atavique ? 😜) de les modifier foncièrement, de les réinterpréter à ma sauce, tant elles sont complètes et bien étudiées. Bref, je ne tarirai pas d’éloges car je n’ai vraiment jamais été déçue ! Comme j’ai trouvé hier au marché de belles crudités hyper appétissantes : carottes nouvelles, radis, betteraves, batavia rouge bien croquante, l’occasion était enfin toute trouvée pour refaire cette terrine, par ailleurs modulable à souhait selon les saisons et les fonds de placards. Comme l’auteur le dit si bien, elle a en outre l’avantage d’être à la fois économique, facile, pratique, nourrissante… mais avant tout délicieuse et parfumée ! Bref, elle a tout pour devenir votre future alliée des barbecues et autres pique-niques estivaux à venir ! Ça vous tente ? Je vous garantis que vous ne serez pas déçus ! ☀️

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Terrine végétale de lentilles vertes du Puy

– Recette largement inspirée de celle de Marie Laforêt

Ingrédients, pour 2-3 personnes :

  • 70g de lentilles vertes du Puy (oui oui, je fais de la pub pour ma région !)
  • 5g de champignons séchés (ici, des shiitake séchés)
  • 100g/mL de lait de soja
  • 35g de flocons de céréales (j’ai utilisé un assortiment de flocons de seigle, orge, riz, avoine et épeautre)
  • 1 c.à.s. d’huile d’olive
  • 1 échalote
  • 1 oignon nouveau
  • ½ carotte
  • 1 gousse d’ail frais
  • 1 c.à.s. d’aneth frais ciselé
  • 1 c.à.s. de ciboulette fraîche émincée
  • 1 c.à.s. de tamari
  • 35g de polenta

Commencer par faire cuire les lentilles : les placer dans une casserole moyenne et les couvrir assez largement d’eau froide. Compter ensuite 30 minutes de cuisson à feu moyen à partir de l’ébullition. À mi-cuisson, ajouter les champignons séchés et ½ c.à.c. de sel gris (ne pas hésiter à ajouter de l’eau si besoin en cours de cuisson).

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Pendant ce temps, laver et apprêter les légumes : ciseler finement l’échalote et l’oignon, hacher la gousse d’ail puis émincer la carotte en très fine brunoise.

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Laver ensuite les herbes, les sécher et les détailler.

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Une fois que les lentilles sont cuites et que l’eau de cuisson a été entièrement absorbée, ajouter le lait de soja et les flocons de céréales puis laisser cuire à feu très doux en remuant régulièrement.

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Parallèlement, faire chauffer l’huile d’olive à feu moyen-fort dans une petite poêle et y faire suer l’échalote, l’oignon et l’ail. Ajouter ensuite la carotte émincée et laisser cuire quelques minutes à feu moyen, en mélangeant régulièrement.

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Préchauffer le four à 150°C et chemiser une petite terrine de papier sulfurisé.

Verser le contenu de la poêle, les herbes et le tamari dans la casserole avec les lentilles et les flocons et faire cuire le tout quelques minutes à feu doux en mélangeant constamment.

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Rectifier l’assaisonnement si nécessaire (j’ai ajouté ½ c.à.c. de sel et quelques tours de moulin de poivre) avant d’ajouter enfin la polenta. Bien mélanger puis verser sans attendre dans la terrine, en tassant bien à l’aide d’une cuiller en bois.

Enfourner pour 25 minutes.

Laisser la terrine au moins tiédir à température ambiante avant de la démouler…

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puis de la trancher.

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Servir tiède, donc, voire froide, accompagnée de salade et de crudités pour un délicieux repas complet, bien nourrissant et on ne peut plus diététique.

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Alors, convaincus ? 😀

Houmous à l’ail des ours

Parce que moi aussi je veux faire partie du cercle fermé des blogueuses culinaires fashion qui cuisinent l’ail des ours ! D’ailleurs j’ai même été le cueillir moi-même, avec mes petites mimines, dans une jolie petite forêt de feuillus, au bord d’un ruisseau… Cette blague, n’empêche, moi qui m’imaginais que c’était un peu rare et donc trop la classe d’en trouver, heu, en réalité c’est du vrai chiendent cet ail des ours ! Il y en avait littéralement partout, de vrais tapis verdoyants fleurant bon l’ail (mais pas une morille à l’horizon, snif. On ne peut pas tout avoir !). Il paraît qu’il faut le consommer avant la floraison, et ça tombait fort bien, je n’ai vu que des feuilles (et combien !!!) et n’ai donc eu que l’embarras du choix quant au meilleur spot pour en ramasser…

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Bref, mes aventures bucoliques dominicales ne vous intéressent probablement pas vraiment, mais c’était une première pour moi, indigne campagnarde que je suis, alors j’avais envie de faire part de mon enthousiasme et de combien j’étais toute fière de pouvoir cuisiner cet aromate nouveau pour moi et si difficilement acquis 😋… Haha, elle est bonne, celle-là. Bon, je vous le donne en mille, la question suivante a donc été « Mais que vais-je donc bien faire de tout cet ail ? » – car vous vous en doutez, j’en ai ramassé un bon paquet… Après l’avoir servi en salade (agrémenté de feuilles de pissenlit et d’épinards, de roquette et de batavia rouge = un super mesclun maison !), en avoir ciselé et largement parsemé sur des plats de pâtes, de légumes, j’ai voulu lui dédier une recette particulière. Comme je n’avais pas très envie d’en faire un pesto (trop « classique », se dit la blogueuse en quête de toujours plus d’originalité et qui commence à avoir les chevilles qui enflent ­– normal, c’est le printemps), j’ai pas mal réfléchi, puis je me suis souvenu que j’avais un demi citron qui commençait à faire un peu la tronche au frigo, ainsi qu’un reste de pois-chiches cuits. J’ai par ailleurs toujours du tahini en stock, la baaase. Tilt ! Mais c’est bien sûr ! Comment avais-je pu ne pas pu y penser plus tôt ? De l’houmous à l’ail des ours, pardi ! Quelle évidence ! À tartiner allègrement sur de belles tranches de pain frais au levain… Miam, quel régal ! Allez, place à la recette, vous l’avez bien méritée ! 🍴

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Houmous à l’ail des ours

Pour un bol moyen (un peu plus de 300g), j’ai utilisé :

  • 180g de pois-chiches cuits
  • 50g de purée de sésame blond complet (tahini)
  • Le jus d’un demi citron
  • 1/2 c.à.c. de sel gris sans additif
  • 40g d’ail des ours frais
  • 50g d’eau très fraîche

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Commencer par préparer les ingrédients.
Laver, puis sécher soigneusement les feuilles d’ail des ours avant de les hacher grossièrement.

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Presser le citron.
Diluer le sel dans l’eau fraîche.
Rincer et égoutter les pois-chiches.

Placer les pois-chiches dans le bol du robot ménager (ou blender, ou mixeur) et mettre en marche jusqu’à obtenir une purée compacte. Ajouter ensuite tout en continuant à mixer la purée de sésame, le jus de citron et l’eau fraîche salée jusqu’à obtenir une purée lisse. Ajouter enfin l’ail des ours grossièrement haché, en prenant le soin de ne pas mixer trop longtemps afin de conserver des petits morceaux.
Débarrasser dans un bol ou une boîte hermétique et recouvrir d’une mince couche d’huile d’olive avant de réfrigérer.

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L’houmous se conserve au frais, mais je vous conseille de le placer au moins une demi-heure à température ambiante avant de le consommer, sur des tartines, en dip, avec des légumes, des crudités, à la petite cuiller… comme vous voudrez ! En tout cas, je suis bien contente d’avoir pensé à l’utiliser ainsi, car le goût subtil et fin de l’ail des ours est bien mis en valeur dans cette variante, c’était vraiment délicieux ! Facile et rapide à faire, si vous aimez l’houmous, je ne peux que vous encourager à essayer. Grâce à cette recette, j’ai même réussi à prouver aux plus sceptiques que l’houmous, s’il est maison, bien dosé et bien assaisonné, n’est ni étouffant, ni pâteux, mais subtil et raffiné (surtout dans cette version où l’ail des ours supplante l’ail classique utilisé en général). Yesss! 😎

Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Parce que « crousti-moelleux », ça sonne un peu « croquant gourmand » (avé l’assent c’est encore mieux !), vous voyez, ce jargon « topchefisant » et assez pénible à la longue, mais qui fait marrer dans les chaumières… Bref, en tout cas, il n’en reste pas moins que ces petits biscuits (dont j’ai déjà fait au moins trois fournées tellement-qu’y-sont-bons) sont vraiment hyper croustillants quand on croque avidement dedans, et tout moelleux à l’intérieur… Un délice, je vous dis ! C’est en voyant la recette des « Figo-Lulus » de Marie Chioca que j’ai eu envie de réaliser à mon tour ces petites merveilles. La première fois, j’ai respecté scrupuleusement sa recette, en remplaçant seulement les figues par des dattes. C’était très bon, mais le goût très prononcé de l’eau de fleur d’oranger préconisée par l’auteur l’emportait un peu sur celui des dattes (la faute à ces dernières, trop fades ?). Quoiqu’il en soit, au bout de trois fournées, j’ai fini par arriver à un bon équilibre des saveurs (j’ai opté pour de la cannelle, qui, subtilement dosée, se marie très bien avec les dattes, je trouve !) et une cuisson qui garantit à coup sûr l’effet « crousti-moelleux » à la dégustation. Héhé. Ah !, et last but not least, c’est grâce à cette recette et ces différents essais, que je suis enfin parvenue à ma version idéale et ultime de la pâte brisée à tout faire ! Alors merci Marie ! 🙂

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Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Pour une douzaine de petits biscuits

  • 125g de farine de votre choix (ici, j’ai utilisé moitié T65 et moitié seigle, pour un côté un peu « rustique »)
  • 2 c.à.s. rases de sucre de canne complet (soit +/- 30g)
  • 1/4 c.à.c. de sel sans additif
  • 4 c.à.s. d’huile d’olive vierge (aucune crainte, son goût s’atténue, voire s’efface après cuisson) (soit +/- 55g / 60mL)
  • 4 c.à.s. d’eau
  • 150g de dattes entières
  • 2 à 4 c.à.s. d’eau bouillante (à jauger en fonction de la fraîcheur et du moelleux des fruits)
  • 1/4 c.à.c. de cannelle moulue

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Commencer par préparer la pâte. Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, avant d’ajouter l’eau et l’huile. L’opération est simple comme bonjour et ne requiert que trois minutes, montre en main (aucune excuse ne saurait désormais justifier l’achat de pâte industrielle !). Personnellement, j’utilise en tout et pour tout un saladier et une cuiller à soupe, qui me sert à la fois de mesure et pour amalgamer la pâte, qu’il ne faut pas trop travailler.

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L’envelopper de film alimentaire et la réserver au frais 30 minutes au moins.

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Pendant ce temps, dénoyauter et hacher grossièrement les dattes, puis les les placer dans un petit saladier. Mélanger l’eau bouillante avec la cannelle moulue et verser le tout sur les dattes hachées. Laisser infuser quelques minutes puis mixer (le mixeur plongeant fonctionne très bien et même mieux qu’un robot classique pour de petites quantités comme c’est le cas ici). Si la consistance est vraiment trop dure, voire impossible à mixer, ne pas hésiter à ajouter de l’eau bouillante, mais progressivement, en jaugeant, car la pâte obtenue doit être quand même assez épaisse et ferme.

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Sortir la pâte brisée du réfrigérateur et l’abaisser sur un plan de travail fariné en un rectangle d’environ 20cm sur 10cm.

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Déposer uniformément la pâte de dattes sur le tiers inférieur de la pâte brisée.

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Enrouler la pâte brisée autour de la pâte de dattes en partant du bas jusqu’à former un épais et long boudin.

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Bien le rouler sur le plan de travail fariné, afin de souder les jointures, et s’assurer qu’il est bien régulier avant de le débiter en morceaux de même largeur à l’aide d’un couteau bien affuté.

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Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Déposer les biscuits en quinconce sur une plaque à pâtisserie (la mienne est anti-adhésive, je n’utilise donc pas de papier cuisson) et enfourner pour 20 à 25 minutes, en surveillant.

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Chez moi, ils sont déjà bien bronzés au bout de 20 minutes, je sors alors la plaque du four puis retourne immédiatement chaque sablé un par un, car ils sont toujours un peu plus dorés en dessous.

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Les laisser tiédir d’abord sur la plaque, puis refroidir complètement sur une grille, et s’il vous en reste ! conserver dans une boîte en métal, afin qu’ils restent croustillants. Délicieux et sains, ces sablés feront un excellent goûter pour les enfants, servis avec une bonne tasse de thé fumante ou un chocolat chaud, mais régaleront également les grands pour finir un repas sur une petite note sucrée avec le café… miam !

IMG_2649Fancy a cuppa…? 😉

Carrés de polenta aux légumes printaniers nouveaux

J’aimerais commencer cette publication par un petit coup de gueule à l’attention de certains lecteurs qui regardent d’un œil sceptique voire se gaussent du tournant « végé-friendly » que prend peu à peu le blog. Sachez déjà que je n’impose rien à personne, j’ai simplement décidé pour ma santé et afin d’être en accord avec mes principes et mes convictions profondes de réduire ma consommation de chair animale. Par conséquent, quand je consomme de la viande par exemple, je veux savoir d’où elle vient, où la bête a grandi et si elle a été respectée. Vous me trouvez extrême ? Soit, vous avez sans doute raison. Mais je ne pourrais pas me regarder dans un miroir si je n’agissais pas en accord avec ce en quoi je crois profondément. Or aujourd’hui, il suffit de mettre en marche la radio, l’ordinateur, la télévision, pour constater l’ampleur des dégâts en rapport direct avec l’alimentation (dérives de l’industrie agro-alimentaire, dérèglement climatique, OGM, pesticides et développement d’allergies nouvelles, maladies, cancers, obésité, troubles de l’attention, et j’en passe). Vous me répondrez alors : « Dans ce cas, il ne faudrait plus sortir de chez soi, puisque (sans évoquer la nourriture industrielle), même au restaurant (et pas seulement dans les fast foods, loin s’en faut, les gastros ne dérogent pas à la règle !), on nous sert des produits non bios, donc bourrés d’OGM, qui ont fait le tour du monde, raffinés, industriels parfois et pleins de glutamate. Il ne faudrait pas non plus aller boire une bière avec les copains, car la plupart des boissons servies dans les bars ne sont pas bios et de ce fait remplies de stabilisants, de céréales raffinées et OGM, de sucres OGM, de conservateurs, ou encore d’hydrofluorocarbures. Il ne faudrait même plus aller boire un café ou un chocolat chaud en terrasse, car la plupart des cafés servis et des chocolats/cacaos que l’on trouve dans le commerce sont issus de filières esclavagistes et participent de la déforestation, du travail des enfants… ». Oui, la liste est encore longue, alors je vais m’arrêter là. Certes, il peut sembler difficile de lutter. C’est pourtant possible, et cela commence chez soi, par son assiette, en appliquant ses propres principes et en arrêtant de se dire qu’on ne peut rien changer. C’est nous, les consommateurs, qui avons le pouvoir ! On le voit bien au quotidien lorsqu’on nous martèle que « rien ne va plus, les ménages n’ont pas assez consommé ce mois-ci » ! Rendons-nous compte alors, que si déjà chacun à son échelle essayait par exemple dans un premier temps de boycotter les grandes surfaces et de repenser sa façon de consommer, ça serait un grand pas. Alors non, je ne suis pas végétarienne, non, je ne suis pas végétalienne, je suis peut-être folle, mais je milite simplement pour une consommation plus raisonnée, de TOUT, car j’ai envie de croire en la capacité humaine à s’unir et à faire bloc pour un monde meilleur, notamment contre les géants de l’industrie qui régissent la société, veulent nous imposer leur point de vue et surtout nous faire croire que c’est pour notre bien, pour sauver la planète et l’espèce humaine, réduire les inégalités, et que leur « progrès » est incontournable. J’aimerais simplement que les gens prennent enfin conscience du pouvoir qu’ils ont à incarner individuellement le changement.

C’est pour tout cela que je ne m’approvisionne plus qu’au marché « écolo » de ma ville, seul endroit où je puisse me rendre à pied et trouver des œufs, du beurre, du lait cru et de la crème entière bien épaisse de la ferme, des petits légumes bio au goût incomparable, du pain de seigle au levain rustique et bien corsé, des fromages au lait cru de brebis, de chèvre, de vache… ainsi que, de temps en temps, un petit steak, un saucisson, un rosbif, une escalope,… sur l’étal d’une toute petite femme très gentille, dont le mari élève ses animaux (des vaches salers notamment) en bio dans une petite exploitation cantalienne, où ces derniers vivent paisiblement, sont nourris sans OGM puis abattus dignement.

Ah oui et petite précision au passage, ça ne coûte absolument pas plus cher : Mon panier de légumes bios et de saison me revient en général à une quinzaine d’euros pour trois personnes et pour une semaine. Comparez ensuite le prix des légumes en grande surface, vous verrez… Et je ne vous parle même pas du goût…

Bref, pour résumer, je n’ai plus qu’à citer Gandhi : « be the change you want to see in the world ».

En ce qui concerne la recette d’aujourd’hui, c’est un petit plat complet idéal pour un dîner accompagné de salade verte ou d’une bonne grosse entrecôte saignante (« nan j’déconne »). J’adore la polenta, elle a une saveur vraiment caractéristique, que ce soit en version crémeuse, salée avec un peu de crème et de fromage (avec du parmesan fraîchement râpé, un délice !), sucrée, avec du lait entier cru, des fruits frais ou du caramel, ou encore comme ici : cuite, refroidie en bloc, puis débitée en petits cubes dorés ensuite dans l’huile d’olive ! Un petit plat sain et bon comme je les aime, qui plus est végétalien et sans gluten… héhé 😉

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Carrés de polenta aux légumes printaniers

Pour deux à trois personnes :

  • 100g de polenta bio (c’est important de la choisir bio, car c’est la seule garantie qu’elle soit élaborée à partir de maïs sans OGM)
  • 375g d’eau
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petite carotte
  • 1 petit navet nouveau
  • 1 petit poireau
  • 1 poignée de brins de persil frais
  • huile d’olive
  • sel, poivre
  • 1 pincée de flocons de piment
  • 1/2 càc de graines de cumin

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Commencer par apprêter les légumes. Peler et ciseler finement l’échalote et la gousse d’ail, brosser la carotte, le navet et le poireau sous un filet d’eau froide (nul besoin de les peler s’ils sont bios) puis les émincer en fine brunoise. Ciseler le persil.

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Faire chauffer une cuiller à soupe d’huile d’olive dans un faitout, faire suer l’échalote à feu moyen sans coloration, avant d’ajouter l’ail, puis le reste des légumes, le cumin, une cuiller à café de sel et les flocons de piment. Remuer régulièrement, jusqu’à ce que les légumes soient tendres – cela prend une dizaine de minutes. Débarrasser dans un saladier.

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Préparer la polenta. Porter l’eau à ébullition dans une petite casserole avec une pincée de gros sel et y verser en pluie la polenta. La faire cuire en remuant constamment à l’aide d’un petit fouet pendant quelques minutes, puis l’ajouter aux légumes. Poivrer le tout, ajouter le persil ciselé et bien mélanger.

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Huiler un moule carré de 20 cm de diamètre et y verser la polenta aux légumes en lissant bien la surface à l’aide d’une spatule. Laisser refroidir à température ambiante avant bloquer au réfrigérateur pour une heure au moins.

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Ce temps écoulé, démouler le bloc de polenta et le débiter en petits cubes.

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Faire chauffer une poêle avec un fond d’huile d’olive et y faire dorer les cubes de polenta quelques minutes par face. Servir et se régaler sans attendre !

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C’est le genre de recette que j’adore car déclinable selon les saisons, le contenu du frigo et les envies (j’essaierai avec des shiitake la prochaine fois !). Elle est en outre facile à préparer à l’avance ; on peut en effet stocker le bloc de polenta quelques jours au frais et faire dorer les cubes « minute ».

Bon ap’ et à bientôt ! 🙂

Bouchées vapeur à l’okara de soja

Quand on fait son propre lait de soja, ou devrais-je dire sa « boisson au soja » (l’emploi du mot « lait » est impropre puisqu’il ne s’agit pas d’un produit laitier), on se retrouve avec de l’okara sur les bras. (Je dis « sur les bras », mais en réalité, je trouve ça génial de partir d’un produit brut pour le transformer en plusieurs matières premières ! C’est économique, écolo et ça fait ressortir le côté créatif qui sommeille en nous…). Bref, je vous vois venir : « okara, quésaco ? ». Alors, pour faire simple, le principe des boissons végétales est de faire tremper des graines ou des noix un certain temps dans une certaine quantité d’eau (plus ou moins longtemps selon les graines : les noix de cajou nécessitent maximum une heure de trempage, alors que le soja jaune doit tremper au moins 24h), avant de les broyer dans leur eau de trempage, et de faire cuire le tout à feu doux dans une large casserole. Le mélange est ensuite filtré dans une étamine fine : on obtient ainsi le lait végétal d’un côté et l’okara de l’autre, soit le résidu insoluble du filtrage. Okara de soja, d’amande, de noisette, les variantes sont multiples ! Visuellement, ça ressemble un peu à de la semoule de couscous cuite, et du point de vue culinaire, je trouve l’okara très intéressant : relativement neutre en goût, on peut l’utiliser comme base de plein de recettes, aussi bien salées que sucrées – cookies, petits pains, muffins, boulettes, cakes, ou encore tout simplement poêlé avec des petits légumes, etc. Les possibilités sont vraiment infinies et n’ont de limites que l’étendue de notre imagination… j’adore !

Hier soir, j’ai décidé de transformer une partie de mon okara en bouchées vapeur, pour continuer dans la veine « cuisine asiatique maison » (et aussi parce que ma grand-mère nous a envoyé une cargaison de gingembre frais en provenance directe de l’île Maurice qui défie toute concurrence, merci Mutti !). Fondantes à souhait, parfumées, avec quelques cacahuètes concassées à l’intérieur pour apporter du croquant, ces bouchées sont un vrai régal accompagnées d’une petite sauce piquante et d’une salade verte. Faut-il le préciser, étant végéta*iennes et sans gluten, elles ont vraiment tout pour plaire ! (Tiens, à propos, c’était hier la « Journée sans viande » !)

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Bouchées vapeur à l’okara de soja

Pour une quinzaine de bouchées :

  • 150g d’okara (soit le résidu d’environ 50g de graines de soja jaune crues – Avec 150g de graines crues, j’obtiens un litre de boisson au soja et 450g d’okara)
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre frais
  • quelques brins de coriandre fraîche
  • 1 càc de tamari bio
  • 1/2 càc de 5 épices
  • une pincée de flocons de piment
  • 2 càs de flocons de sarrasin
  • 2 càs de farine de riz gluant
  • une poignée de cacahuètes naturelles grossièrement concassées
  • 1 càs de sésame blond complet
  • une pincée de sel, quelques tours de moulin de poivre

Placer l’okara dans un saladier moyen.

Peler l’échalote, l’ail et le gingembre, laver et sécher les brins de coriandre fraîche (réserver deux-trois pluches pour le service).

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Hacher le tout ensemble (dans un petit robot, ou comme moi avec un petit hachoir à herbes manuel très pratique !) avant de le mélanger à l’okara.

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Ajouter ensuite le tamari, les épices et les flocons de sarrasin et laisser gonfler le tout à l’air libre une bonne vingtaine de minutes : les flocons vont ainsi absorber l’excédent d’humidité et s’imprégner des saveurs.

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Une fois que le mélange a reposé, ajouter enfin la farine de riz gluant, le sésame et les cacahuètes grossièrement concassées, bien mélanger, puis rectifier si besoin l’assaisonnement.

Former une quinzaine de petites boulettes à la main et les placer dans le panier tapissé de papier sulfurisé de votre cuit-vapeur.

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Compter 30 minutes de cuisson à feu moyen-doux à partir du sifflement du cuit-vapeur.

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Je les ai servies avec une salade verte et de la sauce piquante pour un dîner léger suivi d’un dessert gourmand, mais pour un repas plus consistant, vous pouvez tout à fait accompagner ces bouchées de riz thaï complet par exemple !

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Miam ! 🙂

Bo bun « fusion »

Il y a un certain temps de ça, avant de m’intéresser réellement à la cuisine et à la diététique, j’allais souvent manger « chinois » (je dis « manger chinois » comme je pourrais dire « me taper une pizza », j’entends par là plutôt « boui-boui asiatique »). Mais voilà, ça, c’était avant. Avant par exemple que j’apprenne les dangers du glutamate de synthèse, cet exhausteur de goût présent dans la quasi totalité des produits industriels transformés, et malheureusement très répandu dans la cuisine asiatique, notamment chinoise et thaïlandaise. (Alors qu’on se le dise, chez nous aussi, puisque qu’on le retrouve entre autres et sous diverses appellations dans les fameux cubes de bouillon, fonds de sauce et jus déshydratés, ou encore condiments du type marmite, maggi, etc. très utilisés à la fois par les ménagères et par les restaurateurs, pour « relever » les plats ou masquer l’absence de goût des produits utilisés…). Or on le sait aujourd’hui, une absorption trop importante de glutamate chimique peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé, si bien que certains restaurateurs asiatiques font même aujourd’hui du boycott de cet additif leur publicité ! Bref, je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, la plupart du temps, quand je veux « manger chinois », j’enfile mon tablier et m’installe aux fourneaux ! C’est souvent long et fastidieux, mais au moins je sais (à peu près) ce que j’ingère. En plus, ça revient bien moins cher, et c’est souvent meilleur !

Revenons donc à nos moutons. J’avais très envie de quelque chose qui se rapproche du bo bun, cette spécialité vietnamienne à base de vermicelles de riz froides, de crudités, de diverses herbes aromatiques et de lamelles de bœuf sautées « au moment ». Alors j’ai composé avec ce que j’avais sous la main une salade que j’ai décidé d’appeler « bo bun fusion » puisque j’ai utilisé des capellini de blé complet à la place des vermicelles de riz, des protéines de soja à la place du bœuf, du gomasio (ce condiment japonais composé de sel marin et de sésame torréfié), etc. J’y suis allée gaiment, à ma sauce, au feeling, et le résultat s’est avéré réellement concluant : c’était délicieusement parfumé et équilibré. On a adoré ! Voici donc sans plus attendre la recette !

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Bo bun « fusion » (végéta*ien)

Pour 3 personnes :

  • 180g de capellini de blé complet
  • 60g de protéines de soja déshydratées (en épicerie bio) + 120 mL d’eau filtrée
  • 1 càc de 5 épices (j’utilise un mélange que je fais moi-même à base de poivre du Sichuan, badiane, clous de girofle, bâtons de cannelle et graines de fenouil)
  • 1/2 càc de gingembre moulu
  • 1/4 càc de coriandre moulue
  • 1 gousse d’ail, hachée
  • quelques gouttes de tabasco
  • 2 petites carottes
  • 1 échalote
  • 1 petit piment vert doux marocain
  • 1 cm de gingembre frais
  • une poignée de brins de coriandre fraîche (les pluches seront ciselées pour le service et les tiges émincées finement iront dans la sauce)
  • 1 càs de purée de cacahuètes nature
  • 1 càs de sauce soja tamari bio
  • quelques gouttes d’huile de sésame
  • 1/4 càc de flocons de piment
  • 1 càs d’eau
  • gomasio, poivre fraichement moulu

Commencer par réhydrater les protéines de soja. Les placer dans un petit saladier et les couvrir de deux fois leur volume d’eau bouillante. Ajouter le mélange d’épices, l’ail haché et le tabasco. Bien mélanger et laisser gonfler une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, préparer les capellini. Faire bouillir une grande quantité d’eau salée et les faire cuire selon l’indication du paquet. Les égoutter, rincer à l’eau froide pour stopper la cuisson, puis placer l’égouttoir dans la casserole remplie d’eau froide. Ils resteront ainsi parfaitement souples et ne colleront pas.

Préparer les crudités. Peler et émincer en très fine julienne les carottes, le gingembre, l’échalote et le piment vert doux. Ciseler les pluches de coriandre et émincer très finement les tiges. Réserver.

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Réaliser la sauce. Mélanger la purée de cacahuètes, la sauce soja, l’huile de sésame et les flocons de piment et détendre avec un peu d’eau tiède. Ajouter les tiges de coriandre émincées.

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Enfin, cuire les protéines de soja. Les égoutter en prenant soin de garder leur eau de trempage épicée. Les faire revenir quelques minutes dans une poêle à feu vif, puis ajouter progressivement le bouillon de trempage, comme pour un risotto, à feu moyen. Une fois tout le liquide absorbé, réserver au chaud pendant que vous procédez au dressage des assiettes.

Dans trois grands bols, disposer les capellini bien égouttés. Répartir ensuite au-dessus les crudités, puis enfin les protéines de soja chaudes. Arroser généreusement de sauce, puis saupoudrer de coriandre fraîche, de gomasio et de poivre fraichement moulu.

Régalez-vous sans attendre ! Tous les arômes se mêlent divinement dans cette salade haute en couleurs et en contrastes (chaud-froid, cuit-cru, fondant-croustillant-moelleux, sucré-salé, épicé-doux…). Je vous assure, c’est un délice !

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*Veggie brownies* – des brownies super chocolatés chics et branchés (végétaliens, sans gluten, sans sucres raffinés, etc.)

Après diverses expériences, je suis arrivée à la conclusion que de tous les gâteaux, ce sont ceux au chocolat qui se prêtent à mes yeux le mieux aux revisites végéta*iennes de toutes sortes. Si j’ai encore un peu de mal à imaginer un flan ou un millefeuille vegan par exemple, l’idée de brownies sans beurre ni œufs me plaisait beaucoup ! J’ai ainsi fait quelques essais avant de mettre au point une recette dont le goût et la consistance me conviennent parfaitement. J’ai appliqué quelques grands principes de la pâtisserie « végé », remplaçant notamment le beurre par de la purée de cacahuètes et un peu d’huile végétale et les œufs par de la compote de pommes. Ainsi, en plus de rendre ces brownies plus sains, leur composition a l’avantage d’être très facilement déclinable : purée d’oléagineux (noix, noisettes, amandes, cacahuètes, etc.), compote/purée de fruits ou de légumes/légumineuses (pommes, poires, courge, pois-chiches, haricots, etc.) et de sublimer leur goût chocolaté. Car oui, autant vous prévenir tout de suite, ils sont destinés aux vrais fans de chocolat ! Dépourvus de cochonneries industrielles, peu sucrés, fondants, avec le croquant des noix et des cacahuètes concassées, ces “veggie brownies” ont en tout état de cause un sacré goût de reviens-y, et ce, sans le moindre sentiment de culpabilité ! 🙂

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*Veggie brownies* – des brownies super chocolatés chics et branchés (végétaliens, sans gluten, sans sucres raffinés, etc.)

Pour un plat carré de 18 cm de côté, soit 9 parts environ :

    • 180g de chocolat noir à 64%
    • 100g de compote de pommes nature (maison et à base de fruits bio, c’est l’idéal. Depuis que j’ai vu ce reportage sur les pommes, je n’ai plus du tout envie d’acheter le moindre fruit ou légume qui ne soit pas issu de l’agriculture biologique, ou dont je ne sois pas sûre de la traçabilité)
    • 50g de purée de cacahuètes, (maison ici. À ne surtout pas confondre avec le beurre de cacahuètes, qui est lui industriel et dans lequel sont rajoutés quantité d’huiles, de sucres, d’OGM, etc.)
    • 75g de sucre de canne non raffiné
    • 1 c.à.s. de cacao en poudre non sucré
    • 70g de poudre d’amandes
    • 30g de farine de maïs bio
    • 1 c.à.c. de bicarbonate de sodium
    • 1 pincée de sel de Guérande
    • 10 cL d’eau filtrée tiède
    • 1 c.à.s. d’huile végétale neutre
    • Une poignée de noix et de cacahuètes

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Faire fondre le chocolat au bain-marie. Laisser tiédir.

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Pendant ce temps, fouetter dans un grand saladier la compote avec la purée de cacahuètes, puis ajouter le sucre, le cacao, le bicarbonate, le sel, et enfin la poudre d’amandes et la farine de maïs.

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Verser le chocolat fondu sur le mélange, puis détendre l’appareil (à ce stade un peu compact) avec l’huile végétale et l’eau filtrée tiède. Réserver.

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Préchauffer le four à 180°C. Chemiser un moule carré de papier sulfurisé.

Casser les noix et les cacahuètes, retirer le maximum de leur peau, puis les concasser grossièrement avant de les ajouter à l’appareil chocolaté. Bien mélanger, puis garnir uniformément le moule – lisser à la spatule si besoin.

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Enfourner pour une trentaine de minutes. Laisser refroidir avant de débiter les brownies. Personnellement, je les conserve au frais et emballés individuellement dans du film alimentaire, en prenant soin de les placer au moins une trentaine de minutes à température ambiante avant de les dévorer déguster !

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Enjoy!

Raviolis aux épinards, tahini et éclats de noix torréfiées

Vous vous en serez doutés, nous avons fait le choix depuis quelque temps déjà de réduire notre consommation de viande/poisson, et ce pour des tas de raisons (éthiques et écologiques surtout). Cela m’incite à me renouveler au quotidien en cuisine, et c’est un beau challenge. Je (re)découvre tout un tas de légumineuses, de légumes, de plantes, d’herbes et j’apprends à remplacer certains ingrédients par d’autres, assez improbables parfois, dans certaines recettes… Le tout en privilégiant toujours et quoiqu’il arrive le goût ! Moi à qui on n’aurait pas pu faire avaler de tofu, qui étais persuadée que le soja était fade et surtout bourré d’OGM, je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément vrai (à condition de se procurer du soja bio français, certes un peu plus cher mais infiniment meilleur et à impact environnemental moindre), et qu’il suffit en réalité de bien le cuisiner pour révéler son potentiel aromatique. D’ailleurs j’en apprends tous les jours sur cette plante, qui ne cesse de m’émerveiller par la multiplicité de ses usages possibles et de ses bienfaits. Mais je reviendrai à l’occasion sur le soja, qui j’en suis sûre s’invitera désormais régulièrement ici, car il ne fait même pas partie des ingrédients de la recette d’aujourd’hui ! 😉

Quand j’ai le temps et l’envie de passer une heure à confectionner et farcir des raviolis, j’aime bien faire des pâtes, en les garnissant d’une farce originale (qui dépend du contenu de mon frigo, en fait… !). Il me restait quelques noix bien esseulées dans le compotier, quelques pousses d’épinards dans le frigo… Il n’en fallait pas plus. Comme j’ai toujours de la purée de sésame complet maison en stock (j’en prépare systématiquement un ou deux pots d’avance, car j’adore ça et j’en utilise beaucoup !), j’ai voulu tenter une association épinards-sésame-noix, et je dois dire que ça fonctionne très bien ! Nous nous sommes régalées. Bon, je vous vois venir, trêve de blabla, voici enfin la recette !

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Raviolis aux épinards, tahini et éclats de noix torréfiées

Recette pour deux à trois personnes

Pour la pâte à raviolis :

  • 150g de farine de blé bio T65
  • 75g d’eau filtrée
  • 1/2 càc de sel fin de Guérande

Pour la farce :

  • 2 belles poignées d’épinards frais
  • 1 càc d’huile d’olive
  • une poignée de noix
  • 1 càs de purée de sésame complet (maison, ici)
  • 1 càs de farine de blé bio T65
  • 1/2 càc de sel fin de Guérande
  • 1/4 càc d’ail en poudre
  • quelques tours de moulin de poivre noir

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Commencer par préparer la farce. Casser et ouvrir les noix, concasser grossièrement les cerneaux et les faire torréfier deux-trois minutes à sec dans une casserole à fond épais. Réserver.

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Laver soigneusement les pousses d’épinards et les égoutter. Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole (j’utilise celle qui a servi à torréfier les noix : gain de temps, économie d’eau, et vaisselle en moins !) et ajouter les pousses d’épinards, les faire cuire quelques minutes à feu moyen en remuant régulièrement.

Débarrasser les épinards cuits dans un petit saladier, ajouter les noix torréfiées, la purée de sésame (tahini), le sel, le poivre, l’ail en poudre puis la farine, et bien mélanger le tout. Couvrir le saladier de film alimentaire et placer au réfrigérateur au moins une demi-heure.

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Réaliser ensuite la pâte à raviolis. Verser la farine dans un saladier et ajouter l’eau progressivement, en mélangeant à l’aide d’une grosse cuiller. Pétrir ensuite la pâte jusqu’à obtention d’une texture élastique. Former une boule, l’envelopper de film et laisser reposer une demi-heure à température ambiante.

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Une fois la pâte reposée, fariner le plan de travail et le rouleau à pâtisserie. Étaler la pâte le plus finement possible, sans hésiter pas à fariner régulièrement.

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Ne disposant pas d’emporte-pièce en forme de raviolis, j’ai opté pour le système D et ai fait des demi-lunes, mais libre à vous de réaliser vos raviolis selon la forme de votre choix ! J’ai donc pour ma part découpé des ronds de pâte et déposé au centre une petite cuiller à café de farce, plié le rond de pâte, pressé les bords du bout des doigts et scellé la jointure à l’aide d’une fourchette (cf. photos ci-dessous), le tout en prenant bien soin de ne pas trouer la pâte.

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Déposer ensuite les raviolis ainsi obtenus les uns après les autres sur une plaque tapissée de papier cuisson ou farinée.

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Une fois que tous les raviolis ont été réalisés, faire chauffer un grand volume d’eau salée dans un large faitout. Lorsque l’eau bout, y plonger un à un les raviolis. Ces derniers sont cuits quand ils remontent à la surface. Les récupérer progressivement à l’aide d’une écumoire et servir immédiatement, avec un filet d’huile d’olive pimentée, quelques pluches de coriandre fraîche, une pincée de fleur de sel et un tour de moulin de poivre noir… Un vrai régal de dimanche soir !