Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Curieuse de nature, j’essaie d’être novatrice au quotidien dans ma cuisine et mon assiette, et comme je mange de tout et que j’aime à peu près tout, je suis toujours à l’affut de découvertes culinaires et gustatives. Je suis également sensible aux propriétés nutritionnelles des aliments en général et essaie de composer tous les jours des repas équilibrés, sains et bons, mais surtout en quantité raisonnable, de façon à ne rien jeter et à pouvoir ainsi varier les plaisirs tous les jours ! Pour résumer, je dirais que je suis adepte de santé, de nutrition et de gastronomie. Tout ça pour dire que dernièrement, j’ai trouvé un bouquin intéressant chez mon libraire : Supercéréales, de Chrissy Freer, dans lequel l’auteur vante les valeurs nutritives et gustatives de céréales comme l’avoine, le quinoa, l’orge, le riz brun, mais aussi de certaines moins connues (même si très à la mode chez les « foodistas« ) comme le kamut, le farro ou encore le frikeh. Elle y propose aussi des recettes très didactiques et toutes plus alléchantes les unes que les autres. J’ai donc puisé dans ce livre, mais aussi dans mon imagination et mes placards pour composer la recette que je vous propose aujourd’hui, qui met à l’honneur les légumes que j’ai trouvés cette semaine sur l’étal de mon petit maraîcher bio. Vous l’aurez compris, cette recette est 100% diététique, et surtout délicieuse ! N’attendez plus !

IMG_2053

Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Ingrédients pour 4 à 5 petits farcis bien remplis :

– 2 courgettes rondes et 2 poivrons, voire plus si vos légumes sont petits (vous pouvez bien sûr tout à fait opter pour d’autres légumes à farcir – tomates, oignons, champignons, aubergines, etc.)

– 150g de céréales type quinoa, boulgour ou couscous (j’ai utilisé un mélange de céréales et de petits légumes composé d’amarante, de millet, de blé dur, de quinoa, de sésame complet et de morceaux de carottes, de poireaux et de champignons) – Pour une version sans gluten, n’utilisez que du quinoa !
– 1 oignon jaune
– 1 gousse d’ail
– 1 piment oiseau moyen
– 20g de pignons de pin
– 75g de feta émiettée
– 2 c.à.c. d’huile d’olive
– fleur de sel et poivre 5 baies
– 2 c.à.s. de persil plat ciselé

IMGP4323

Porter une grande casserole d’eau salée à ébullition et y faire cuire les céréales selon les indications (dans mon cas, 20 minutes). Egoutter et réserver dans un grand saladier.

IMGP4332

Faire griller à sec les pignons de pin (une à deux minutes dans une petite casserole sur feu fort : il s’agit de les torréfier pour qu’ils libèrent leur arôme).

IMGP4330

Bien laver et sécher les courgettes et les poivrons, puis les décalotter soigneusement. Evider les courgettes à l’aide d’une cuiller à pamplemousse en prenant soin de garder une pelure intacte d’au moins un demi centimètre et réserver la pulpe (nous ne l’utiliserons pas ici, mais ne la jetez pas, car bien assaisonnée, avec par exemple un trait de jus de citron, un peu de yaourt nature et de la menthe ou de la coriandre fraîche ciselée, c’est délicieux !). Retirer le placenta et les graines des poivrons.

IMGP4338

Peler la gousse d’ail et l’oignon, puis les hacher ensemble avec le piment oiseau duquel vous aurez préalablement ôté les petites graines.

Préchauffer le four à 180°C.

Dans le grand saladier avec les céréales, ajouter l’ail, l’oignon et le piment hachés, les pignons, la feta émiettée, l’huile d’olive et le persil. Bien mélanger et assaisonner de fleur de sel et de poivre du moulin à convenance.

IMGP4343

Garnir les courgettes et les poivrons de cette farce, les couvrir de leur chapeau et les placer dans un grand plat à four et à bords hauts huilé. Enfourner pendant 45 minutes à une heure, en veillant à ce que les légumes ne s’assèchent pas au cours de la cuisson, auquel cas les arroser d’un peu d’eau.

IMGP4348

À déguster bien chauds avec une petite salade (ici, la fameuse pulpe de courgette au yaourt et à la coriandre mentionnée plus haut !)… Un délice !

IMG_2054

Publicités

Gnocchi au pesto persil-amandes

Cela fait maintenant plusieurs fois que je me lance dans la confection de gnocchi, non seulement car nous aimons toutes ça ici, mais aussi car je n’ai jamais été autant convaincue que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Alors au rebut les gnocchi industriels élastiques et durs, pleins de farine, d’huile de palme et de conservateurs ! Ce n’est pas très long à réaliser, qui plus est, il suffit d’une petite heure devant soi, impeccable pour le repas du dimanche midi. Goûter les gnocchi maison, c’est les adopter : ils sont moelleux, fondants… Un vrai régal accompagnés d’une sauce bien fluide ou d’un pesto qui les mette en valeur, le tout étant de laisser libre cours à son imagination. Comme souvent lorsque je cherche des recettes italiennes, je me tourne vers le blog d’Edda, où je puise à la fois de l’inspiration et des conseils de Mama italienne chevronnée… Je me suis donc inspirée de sa recette de gnocchi et ai décidé d’accompagner les miens d’un pesto de persil (le petit paysan du marché m’a encore gâtée…) et amandes, pour relever et apporter une touche de croquant au plat. Nous n’avons pas été déçues, ce fut un délice !

IMG_0845

Les gnocchi au pesto persil-amandes

Pour 3 personnes, j’ai utilisé :

– 400g de pommes de terre vieilles, à chair farineuse (elles contiennent peu d’eau)
– 100g (plus ou moins) de farine de blé
– 1 jaune d’œuf
– sel, poivre, noix de muscade

– 1 bouquet de persil plat
– 1 gousse d’ail
– une poignée d’amandes entières
– 2 c.à.s. d’huile d’olive

Commencer par faire cuire les pommes de terre. Les placer entières dans une grande casserole remplie d’eau froide salée. Couvrir, porter à ébullition, baisser le feu et compter entre 20 et 40 minutes de cuisson selon la taille des légumes (vérifier en plantant une fourchette dans une pomme de terre : la chair doit être fondante).

Pendant la cuisson des pommes de terre, réaliser le pesto. Laver, sécher puis hacher finement au couteau (ou aux ciseaux, à défaut) le persil. Dans un mortier, concasser grossièrement les amandes (il doit rester des petits morceaux pour apporter du croquant !), ajouter la gousse d’ail préalablement épluchée, dégermée et pressée, le persil haché, puis enfin, cuiller par cuiller l’huile d’olive, et mélanger intimement jusqu’à obtenir une consistance pâteuse-onctueuse. Saler, poivrer et réserver.

IMG_0842

Lorsque les pommes de terre sont cuites, les égoutter, les éplucher et les passer au presse-purée sans attendre. Déposer la pulpe de pommes de terre sur le plan de travail et attendre qu’elle tiédisse.

IMG_0832 IMG_0833

Creuser un puits et ajouter d’abord la moitié de la farine (c’est important, il faut jauger la capacité d’absorption des pommes de terre !) et le jaune d’œuf. Saler et ajouter une pincée de noix de muscade. Bien mélanger.

IMG_0836

Ajouter si besoin le reste de farine et travailler la pâte jusqu’à obtenir une boule lisse et homogène. La diviser en petits tronçons d’un cm de longueur environ. Les enrober de farine, puis les rouler sur le dos ou creux d’une fourchette afin de créer des sillons (pour que les gnocchi récoltent la sauce qui ira se nicher dans les creux). Les déposer sur une feuille de papier sulfurisé et les laisser reposer quelques instants avant de les cuire.

IMG_0840
[La cuisson des gnocchi étant très rapide, je vous conseille de bien vous organiser, avec la sauce de votre choix bien chaude (sauf s’il s’agit d’un pesto) dans une poêle à côté, la table mise et les convives affamés au garde-à-vous !]

Porter de l’eau à ébullition, la saler et y plonger délicatement (j’y suis allée un à un, je suis un peu maniaque) les gnocchi. Lorsqu’ils remontent à la surface, attendre une vingtaine de secondes puis les égoutter à l’aide d’une écumoire. Les verser doucement dans une poêle (ou le récipient s’il s’agit d’un pesto) contenant la sauce choisie, les en enrober avec soin, puis servir immédiatement et se régaler !

Pâté de pommes de terre

Un grand classique de la cuisine auvergnate. Certes, on le retrouve dans un certain nombre de régions du centre de la France, et qu’il s’agisse d’une spécialité bourbonnaise, berrichonne, ou encore limousine, quelques subtilités mises à part, cela reste grosso modo la même chose : une tourte aux pommes de terre (non non, ça n’a absolument rien d’un « pâté » !), agrémentée de crème fraîche, d’ail ou d’échalotes/oignons, de persil et de poivre. J’imagine qu’après, le choix d’utiliser une pâte briochée, feuilletée ou encore brisée, est avant tout une affaire de goûts. En ce qui me concerne, j’ai un faible pour la pâte brisée dans mon pâté de pommes de terre ; je parfume ce dernier en général plutôt à l’ail, et j’y mets plein de persil frais ! Comme il s’agit d’un plat relativement consistant, j’ai l’habitude de le servir le soir avec une salade verte. C’est vraiment très bon et finalement plutôt sain, car complet et végétarien ! à condition de ne pas se resservir, haha.

IMG_0801 IMG_0809
Le pâté de pommes de terre

Pour un moule de 23 cm de diamètre, j’ai utilisé :
(Sert 4 personnes)

– 200g de farine
– 80g de beurre extra-fin
– un petit verre d’eau
– 500g de pommes de terre
– une dizaine de brins de persil
– 20 cL de crème fraîche
– deux gousses d’ail
– sel, poivre, noix de muscade

Commencer par réaliser la pâte brisée. Dans un grand saladier, mélanger du bout des doigts la farine, une pincée de sel et le beurre coupé en morceaux jusqu’à obtenir un mélange bien sablé. Creuser un puits au centre, y ajouter ensuite l’eau (plus ou moins selon la capacité d’absorption de la farine), et pétrir jusqu’à former une belle boule. Diviser la pâte en deux, en réserver un morceau au réfrigérateur sous un film plastique et abaisser l’autre au rouleau sur un plan de travail fariné, foncer le moule et piquer la pâte à la fourchette. Placer le moule au réfrigérateur.

IMG_0743

Eplucher, nettoyer, puis émincer les pommes de terre en fines lamelles (c’est le moment ou jamais de sortir les mandolines du placard !). Eplucher les gousses d’ail, retirer le germe et les presser dans un cul-de-poule. Y ajouter la crème fraîche, sel, poivre, et noix de muscade à convenance, bien mélanger. Pour finir, hacher finement les brins de persil et incorporer au mélange à la crème fraîche.

IMG_0796

Préchauffer le four à 180°C.

Sortir le moule du réfrigérateur et le garnir successivement de plusieurs couches de pommes de terre et de crème. Terminer par une couche de crème.

IMG_0797

IMG_0798

Sortir du réfrigérateur et abaisser le deuxième morceau de pâte. En recouvrir le moule, puis souder les deux abaisses en formant un joli boudin de pâte (ou comme moi, en utilisant une fourchette !)

Avec un couteau, faire un petit trou au centre de la tourte et réaliser une cheminée avec un morceau de carton : cela permet à l’air de s’échapper pendant la cuisson. Vous pouvez ensuite faire de petites marbrures au couteau sur la tourte, puis la dorer au jaune d’œuf avant de l’enfourner (souvent je me passe de cette étape, qui je trouve n’apporte pas grand chose gustativement).

IMG_0799

Faire cuire une quarantaine de minutes. Laisser tiédir à température ambiante avant de démouler.

IMG_0800

Déguster tiède avec une salade verte et une vinaigrette bien relevée…

IMG_0808

 

Pesto de menthe-persil

Ça y est, le réfrigérateur est presque vide ! Il restait juste un petit bouquet de menthe un peu défraîchie mais non moins parfumée, ainsi que quelques brins de persil ; mon petit paysan préféré du marché sait en effet à quel point j’aime les herbes et a l’habitude d’en glisser ni vu ni connu dans mon panier ! J’ai donc choisi de les utiliser pour confectionner un pesto, afin d’accompagner un plat de pâtes, des légumes, des crudités, etc., car il va maintenant falloir se passer quelques jours de frigo (oui oui, on survivra… !). Le pesto a le mérite d’être à la fois délicieux et de bien se conserver, c’est donc vraiment une jolie façon de recycler, tout en sublimant, toutes sortes d’herbes aromatiques, de pousses, de légumes. Alors forcément, moi qui déteste jeter, je suis une inconditionnelle du pesto !

IMG_0681

Pesto de menthe-persil

Pour un petit pot d’une centaine de mL :

– 1 bouquet de menthe et quelques brins de persil
– 30g de pignons de pin
– 3 c.à.s. d’huile d’olive
– sel et poivre à convenance

Retirer les feuilles des brins de persil et de menthe et bien les rincer sous l’eau froide. Les sécher soigneusement puis les ciseler grossièrement avant de les placer dans un mortier. Y ajouter les pignons de pins et bien piler le tout. Incorporer ensuite l’huile d’olive cuiller après cuiller, en mélangeant bien entre chaque pour émulsionner le mélange, qui doit avoir une consistance pâteuse-crémeuse. Terminer par le sel et le poivre à convenance.

IMG_0661

IMG_0663

Servi hier soir avec des petites asperges vertes (achetées sur le marché à une petite productrice locale qui les cultive exclusivement…) cuites à l’anglaise : délicieux !

IMG_0682