Pesto de menthe-persil

Ça y est, le réfrigérateur est presque vide ! Il restait juste un petit bouquet de menthe un peu défraîchie mais non moins parfumée, ainsi que quelques brins de persil ; mon petit paysan préféré du marché sait en effet à quel point j’aime les herbes et a l’habitude d’en glisser ni vu ni connu dans mon panier ! J’ai donc choisi de les utiliser pour confectionner un pesto, afin d’accompagner un plat de pâtes, des légumes, des crudités, etc., car il va maintenant falloir se passer quelques jours de frigo (oui oui, on survivra… !). Le pesto a le mérite d’être à la fois délicieux et de bien se conserver, c’est donc vraiment une jolie façon de recycler, tout en sublimant, toutes sortes d’herbes aromatiques, de pousses, de légumes. Alors forcément, moi qui déteste jeter, je suis une inconditionnelle du pesto !

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Pesto de menthe-persil

Pour un petit pot d’une centaine de mL :

– 1 bouquet de menthe et quelques brins de persil
– 30g de pignons de pin
– 3 c.à.s. d’huile d’olive
– sel et poivre à convenance

Retirer les feuilles des brins de persil et de menthe et bien les rincer sous l’eau froide. Les sécher soigneusement puis les ciseler grossièrement avant de les placer dans un mortier. Y ajouter les pignons de pins et bien piler le tout. Incorporer ensuite l’huile d’olive cuiller après cuiller, en mélangeant bien entre chaque pour émulsionner le mélange, qui doit avoir une consistance pâteuse-crémeuse. Terminer par le sel et le poivre à convenance.

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Servi hier soir avec des petites asperges vertes (achetées sur le marché à une petite productrice locale qui les cultive exclusivement…) cuites à l’anglaise : délicieux !

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Tortillas de blé

Pour un dîner sur le pouce, avec un bol de soupe et un morceau de fromage, j’aime bien réaliser des petites galettes pour accompagner, en variant les plaisirs : à la farine de lentilles, de sarrasin, de blé complet, parfumées aux épices diverses, ou encore des blini et autres naan. Hier soir, j’ai fait des tortillas de blé, qui riment avec simplicité. Rapides et faciles à réaliser, l’idéal pour un dimanche soir ; elles constituent aussi d’excellentes bases pour garnir wraps, fajitas ou burritos (voilà que j’ai envie de tex-mex maintenant ! Hum, à suivre… !).
N.B. : Ne pas confondre ces galettes d’inspiration tex-mex avec la tortilla, l’omelette espagnole !

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Les tortillas de blé

Pour 3 pièces :IMG_0638

– 100g de farine de blé
– 50g/cL d’eau filtrée
– 1 c.à.c. de sel
– 1 bonne c.à.s. d’huile d’olive

Faire bouillir de l’eau filtrée et en peser 50g. Réserver.

Dans un saladier, mélanger la farine, le sel, puis l’huile d’olive et l’eau bouillante jusqu’à former une boule. Couvrir le saladier d’un torchon et laisser reposer la pâte à température ambiante pendant une bonne demi-heure.

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Diviser ensuite le pâton en 3 parts égales, former de petites boules et les étaler l’une après l’autre finement au rouleau sur une feuille de papier sulfurisé, en les maintenant sous le torchon le temps de la cuisson pour éviter que la pâte se dessèche.

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Faire chauffer une poêle anti-adhésive. Lorsque celle-ci est bien chaude, y faire cuire les galettes 2 minutes par face. Les tortillas doivent être légèrement dorées.

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Pour qu’elles restent souples, les placer dans une assiette et les recouvrir de film alimentaire, ou directement dans un sac congélation.

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Gâteau ricotta citron et amandes

Un bon gâteau bien riche ça fait du bien aussi, de temps en temps… Les anglophones parleront de « comfort food » : on en a bien besoin au vu de la branloute que vient de subir l’ASM cet après-midi de la chute des températures et de la pluie qui est venue s’inviter ici ces derniers jours. Ce sont plusieurs photos et recettes glanées ici et là au hasard de mes errances d’épingle en épingle sur Pinterest qui m’ont inspiré ce gâteau, qui est aussi bon et parfumé qu’il est beau ! L’alliance ricotta, citron et amandes fonctionne à merveille, l’équilibre des différentes saveurs en bouche est vraiment parfait, le tout avec la consistance idéale et un moelleux inégalable. C’est un pur régal, à faire et à refaire !

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Le gâteau ricotta citron et amandes

Pour un moule de 20 cm de diamètre, soit 8 belles parts :

– 100g de beurre doux extra-fin à température ambiante
– 180g de sucre semoule (100 + 80)
– le zeste et le jus d’un citron non traité
– la pulpe d’une gousse de vanille
– 4 œufs (blancs et jaunes séparés) à température ambiante
– 150g de poudre d’amandes
– 250g de ricotta
– amandes effilées et sucre glace pour saupoudrer

Chemiser le moule à gâteau de papier sulfurisé et mettre de côté.

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Dans un grand saladier et à l’aide d’un batteur électrique (ou robot) battre le beurre mou avec 100g de sucre semoule, le zeste de citron et la pulpe de vanille pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce que le mélange soit bien crémeux. Ajouter ensuite, un par un, les jaunes d’œufs, en mélangeant bien entre chaque. Incorporer la poudre d’amandes, bien battre, puis enfin la ricotta et le jus de citron. Réserver.

Nettoyer les batteurs qui vont servir à nouveau et préchauffer le four à 160°.

Dans un autre saladier, réaliser une meringue : battre les blancs d’œufs et incorporer en trois fois les 80g de sucre semoule restants, jusqu’à ce que la consistance de la meringue soit assez ferme (on voit les fameux « becs d’oiseau » se former au sommet des batteurs quand on les retire du saladier).

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Incorporer délicatement la meringue au mélange aux amandes, bien mélanger et garnir le moule de la préparation. Lisser à la spatule, recouvrir d’amandes effilées et enfourner entre 40 et 45 minutes.

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Laisser complètement refroidir à température ambiante avant de démouler.

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Saupoudrer de sucre glace tamisé au moment de servir. Y’a plus qu’à… !

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Petits gâteaux de semoule rhum figue châtaigne

Plus de lait dans le placard, mais une brique de « boisson à la châtaigne » bio qui traînait, ainsi que quelques figues séchées qui étaient en reste au frigo, j’ai donc voulu de marier les deux dans un dessert frais et équilibré. Et puis ça faisait aussi un petit moment que j’avais envie d’un gâteau de semoule au bon goût de rhum ! Ni une ni deux, le « gâteau de semoule veggie rhum figue châtaigne » spécial fonds de tiroir était déjà né dans mon esprit.

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Petits gâteaux de semoule rhum figue châtaigne

Pour 6 à 9 ramequins, j’ai utilisé : 

– 1 L de « boisson à la châtaigne » bio (composition : eau, purée de châtaignes, riz, malt de riz, huile de tournesol, sel marin)
– 50g de vergeoise blonde
– 125g de semoule de blé dur
– 15g de poudre d’amandes
– Une poignée de figues séchées
– 4 c.à.s. de rhum ambré

Au moins une heure avant de commencer, réhydrater les figues séchées dans le rhum.

Dans une grande casserole, porter la boisson à la châtaigne et la vergeoise blonde à ébullition. Y verser ensuite en pluie la semoule de blé et mélanger sans discontinuer avec une cuiller en bois solide et force huile de coude (attention, ça accroche vite !) pendant une bonne dizaine de minutes, jusqu’à ce que le mélange soit bien épais (on doit voir le fond de la casserole lorsqu’on remue). Retirer alors la casserole du feu et ajouter la poudre d’amandes, les figues que vous aurez coupées en morceaux, puis le rhum. Bien mélanger.

Verser le tout dans les ramequins (ou dans un plus grand moule, ça marche aussi en version « gâteau ») et attendre refroidissement total (une bonne heure à température ambiante), avant de recouvrir de film alimentaire et de placer au frais pour quelques heures.

Dégustez bien frais avec éventuellement un coulis de fruits, saupoudré de cacao amer, enfin comme vous voudrez… Voilà un petit dessert bien onctueux et sain comme je les aime !

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Velouté d’asperges blanches

C’est la saison des asperges ! Blanches, violettes, vertes (mes préférées, je crois), on les voit à toutes les sauces et sur tous les blogs en ce moment. Il faut dire que l’asperge est un super légume aux multiples vertus : elle est riche en vitamines et en phosphore, a des propriétés diurétiques et peut se cuisiner de diverses façons. C’est l’émission de François-Régis Gaudry « On va déguster« , que j’écoute chaque dimanche matin sur France inter, qui m’a donné envie de les cuisiner cette semaine ! J’ai notamment appris que la couleur des asperges n’était pas une question de variété mais de mode de culture et de récolte (l‘asperge blanche a poussé entièrement sous terre sans source de lumière ; l’asperge violette est une asperge blanche qu’on a laissé échapper de sa butte et dont la pointe devient mauve sous l’effet de la lumière ; l’asperge verte a poussé à l’air libre et doit sa couleur à la photosynthèse permise par la lumière du soleil – c’est aussi la seule qu’il est inutile d’éplucher). Alors comme il restait une botte d’asperges blanches dans le frigo et qu’elles n’étaient pas d’une extrême fraîcheur (il paraît qu’il faut les consommer très rapidement après récolte), j’ai préféré réaliser un bon petit velouté pour le dîner. Ce fut exquis !

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Le velouté d’asperges blanches

Pour trois bols bien remplis :

– 500g d’asperges blanches fraîches crues, épluchées
– 75 cL d’eau filtrée
– 1 cube de bouillon de volaille bio sans exhausteur de goût
– 1 échalote
– 1 petite gousse d’ail
– 1 c.à.s. de farine
– 10 cL de lait
– 15g de beurre
– sel, poivre, estragon
– quelques pluches de persil pour le dressage

Commencer par éplucher les asperges avec un économe (ou encore mieux, avec un petit rasoir, pour jeter le moins possible de légume) en partant de la pointe, jusqu’au pied. Couper la partie dure et terreuse du pied des asperges (le talon) et bien les nettoyer sous l’eau froide. Couper les asperges en tronçons de 5 cm environ, en mettant de côté les pointes. Réserver.

Emincer finement ensemble la gousse d’ail épluché et dégermé et l’échalote, puis les placer dans une petite casserole avec le beurre.

Dans un faitout, porter l’eau et le cube de bouillon à ébullition. Lorsque ce dernier est bien dissout, y plonger les tronçons d’asperges pour 15 minutes de cuisson à couvert. Au bout de 12 minutes, ajouter les pointes, qui n’ont besoin de cuire que 2-3 minutes. Les retirer ensuite à l’aide d’une écumoire et les mettre de côté pour le service ou pour une utilisation postérieure (en vinaigrette, dans une petite salade par exemple). Maintenir le faitout avec les tronçons d’asperges et le bouillon sur feu doux et à couvert le temps de préparer le roux avec les échalotes.

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Faire fondre le beurre avec les échalotes et l’ail dans une petite casserole à feu moyen. Lorsque l’échalote commence à colorer, ajouter la farine en mélangeant bien, puis le lait peu à peu jusqu’à épaississement. Détendre avec un peu de bouillon prélevé du faitout puis incorporer, toujours en mélangeant bien, le contenu de la casserole dans le faitout.

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Remettre le faitout sur le feu pendant une dizaine de minutes, après y avoir ajouté un peu de sel (attention, le bouillon a déjà salé la préparation !), du poivre à convenance et une cuiller à soupe d’estragon séché en feuilles.

Bien mixer la soupe à l’aide d’un mixeur plongeant, puis passer le velouté obtenu au chinois (= filtrer dans une passoire fine). En effet, l’asperge est un légume très filandreux et il n’est pas très agréable d’avoir des fibres dures en bouche lors de la dégustation.

Remettre sur feu doux quelques minutes, puis servir bien chaud dans de jolis petits bols, avec quelques pointes d’asperges, un tour de moulin de poivre et des pluches de persil… Miam !

Raviolis vapeur aux crevettes

Pour continuer dans l’opération nettoyage de printemps du frigo, il restait au congélateur de belles crevettes entières crues que j’ai voulu utiliser dans un plat qui leur fasse honneur (la plupart du temps ici, c’est 2 minutes dans l’eau bouillante, décorticage minute et hop, dans le gosier !). Or lorsque je pense « crevette », je ne sais pas pourquoi, mais je pense tout de suite « gastronomie asiatique ». Enfin tout ça pour dire que j’ai eu une envie subite de ces bouchées/raviolis vapeur garnis d’une farce de crevettes fondante et servis dans de jolis petits paniers en bambou, que j’aime tant commander dans les restaurants chinois !

Après avoir consulté la recette de Miss Tâm (ma référence en matière de cuisine asiatique comme je l’ai dit ici), ainsi que le contenu de mes placards, j’ai réussi à concocter de jolis et délicieux raviolis vapeur, et avec les moyens du bord ! Je referai l’expérience avec tous les ingrédients préconisés par Miss Tâm et son amie Margot Zhang, pour réussir de vrais raviolis et éprouver encore plus de plaisir à la dégustation !

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Les raviolis vapeur aux crevettes

Pour 16 raviolis de taille moyenne, j’ai utilisé :

Pour la farce :
– 250g de crevettes crues décortiquées
– 1 c.à.s. de sauce soja
– 2 c.à.s. d’huile végétale neutre
– 1 c.à.c. de gingembre en poudre (le mien vient de l’Île Maurice, il est très parfumé)
– 1 c.à.c. de coriandre moulue (provenance également mauricienne)
– 1 c.à.c. de feuilles de coriandre séchées
–  sel, poivre

Pour la pâte :
– 120g de fécule de pomme de terre + un peu pour le plan de travail
– 10 cL d’eau bouillante
– 1 c.à.c. d’huile végétale neutre
– sel

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Commencer par préparer la farce.
● Décortiquer soigneusement les crevettes et les hacher menu sur une planche avec un bon couteau, en prenant soin de garder des morceaux un peu plus gros intacts, afin de créer un léger contraste de textures dans la farce à la dégustation.
● Débarrasser les crevettes hachées dans un cul-de-poule, ajouter une cuiller à soupe de d’huile, bien mélanger, puis la deuxième cuiller à soupe d’huile, et mélanger à nouveau. Incorporer ensuite les épices, les feuilles de coriandre, le sel et le poivre, bien mélanger. Couvrir de film plastique et bloquer au réfrigérateur.

Pendant ce temps, préparer la pâte.
● Dans un saladier, verser la fécule, puis l’eau bouillante, en mélangeant vigoureusement. Doser la quantité d’eau/fécule en fonction de la consistance de la pâte : celle-ci doit être molle, sans être collante. Couvrir et laisser tiédir.
● Saupoudrer le plan de travail de fécule, pétrir la pâte et y ajouter une cuiller à café d’huile ainsi qu’une pincée de sel. La pâte doit être à présent parfaitement homogène et bien lisse. Laisser reposer une quinzaine de minutes.
● La diviser ensuite en plusieurs petits pâtons. Miss Tâm explique très clairement toute la marche à suivre qu’empruntent notamment les grands chefs cantonnais, mais en ce qui me concerne, j’ai simplement formé des petites boules de pâte que j’ai aplaties finement au rouleau jusqu’à obtenir des disques de même épaisseur.
● Garnir alors les disques de farce (il faut compter une bonne cuiller à café de farce par disque), plier le disque en deux, le souder en pinçant les bords supérieurs puis réaliser de jolis plis à gauche et à droite. Il faut bien faire attention à ce que la farce ne touche pas les bords et à ne pas faire de trous dans la pâte. Continuer ainsi jusqu’à épuisement de la pâte et de la farce.
[Au sujet du pliage, je vous invite à regarder la vidéo réalisée par Margot Zhang, qui est très parlante.]

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À défaut de panier en bambou, placer les raviolis sur une feuille de papier sulfurisé dans le panier troué du cuit-vapeur. Remplir ce dernier d’eau, saler et porter à ébullition. Lorsque l’eau bout, placer le panier et les raviolis à l’intérieur du cuit-vapeur, couvrir et compter 5 minutes de cuisson à feu fort.

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Servir les raviolis bien chauds. La tradition voudrait qu’on les accompagne d’une sauce au soja vinaigrée, mais n’ayant pas la moitié des ingrédients requis pour la réaliser sous la main, je me suis contentée de les accompagner de sauce soja nature avec une pointe de piment, du gingembre et de la coriandre en poudre, quelques gouttes d’huile de sésame et des pluches de persil.

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Avec un bon riz gluant, c’est absolument divin, parfumé et subtil…

Le bloody Mary selon Colux

Voici un cocktail que j’ai découvert récemment et dont j’ai subtilisé la recette magique à mon oncle, barman à ses heures perdues, après que mes papilles furent séduites par son mélange ! Le secret réside dans l’art subtil de la proportion et de l’équilibre des saveurs. Les premiers essais furent un peu chaotiques, avec parfois l’impression de muer en dragon dès la première gorgée, mais avec un peu d’expérience et de dextérité, ce cocktail s’avère un vrai délice, surtout en cette saison !

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Le bloody Mary de Colux

Pour 4 verres bien remplis :

– 20 cL de vodka neutre de bonne qualité
– 40 cL de pur jus de tomates bio
– Le jus d’un demi citron non traité + rondelles pour le service
– 1/2 c.à.c. de sel au céleri
– 8 gouttes de tabasco©
– 1 c.à.c. de sauce worcestershire©
– des glaçons
– du sel pour le service

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Dans un verre à mélange (ou shaker), verser la vodka, le jus de tomate, le jus de citron fraîchement pressé, le sel au céleri, le tabasco, la sauce worcestershire et quelques glaçons pour refroidir (pas trop pour ne pas diluer le mélange). Bien refermer et secouer énergiquement. Réserver au frais.

Préparer les verres à cocktail : découper des rondelles de citron, en utiliser une pour frotter les bords de chaque verre, avant de plonger ces derniers dans une coupelle remplie de sel. Ça permet de faire une jolie déco et de saler légèrement la boisson et les lèvres à la dégustation, ce qui est tout-à-fait délicieux.

Remplir les verres du cocktail, servir avec un glaçon, une rondelle de citron sur le bord, et éventuellement une branche de céleri.

Dégustez… C’est frais et ça émoustille le palais, j’adore.

Chocolats à la ganache caramel

Nous avons été plutôt déçues par les chocolats de Pâques, cette année. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir testé un certain nombre de chocolatiers (de renom, qui plus est) de la ville. Les différents chocolats que nous avons pu goûter étaient ainsi tantôt trop sucrés, pas assez garnis, ou trop gras, pas assez forts en goût, etc. Certes, il est vrai que nous sommes assez difficiles, mais le chocolat, c’est bon ou ça n’est pas (comprendre un chocolat noir, subtilement amer, fort…) ! J’ai donc voulu en faire moi-même, puisque l’époque s’y prête, mais faute de temps, de matériel, et de courage pour les réaliser dans les règles de l’art (tempérage, tu me fais peur !), j’ai opté pour une solution facile de « feignante », au résultat non moins exquis pour autant !

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Les chocolats à la ganache caramel

Pour 18 chocolats de taille moyenne (coulés dans des moules à mini canelés en silicone) :

– 80g de sucre semoule
– 20cL de crème entière fluide bio (une petite brique)
– 50g de beurre doux extra-fin + un peu de fleur de sel
– 160g de chocolat noir 60%
– cacao amer pour l’enrobage

Hacher le chocolat au couteau dans un saladier. Réserver.

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Réaliser un caramel à sec : répartir le sucre en couche fine et de même épaisseur au fond d’une grande casserole en inox et placer à feu moyen jusqu’à ce que le sucre caramélise et prenne une belle couleur ambrée. Hors du feu, ajouter ensuite la crème liquide, le beurre coupé en morceaux et la fleur de sel. Bien mélanger. Le caramel va durcir, c’est normal, il suffit de le remettre sur le feu jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène. Verser le caramel sur le chocolat haché, réaliser une émulsion :  la ganache doit être bien lisse et brillante.

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Verser la ganache dans des petits moules en silicone et placer au réfrigérateur pendant une heure, puis au congélateur pendant quelques heures.

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Pour l’enrobage, comme je l’ai dit plus haut, je ne me suis pas lancée dans la réalisation de petites coques en chocolat tempéré, mais me suis contentée de démouler les chocolats et de les rouler dans du cacao amer, à la manière de truffes au caramel cacaotées ! Il faut ensuite les conserver au réfrigérateur.

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Eh bien le verdict est sans appel : ces « mini canelés de ganache caramel cacaotés » sont absolument irrésistibles : fondants à souhait, au bon goût subtil de caramel qui contraste avec l’amertume du chocolat… à tom-ber, surtout avec le café…

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Tarte au citron

Les tartes, c’est mon dada, ma madeleine… Peut-être parce que la pâte sablée dont ma mère nous réservait toujours une petite boule crue lorsque nous étions petites avec ma sœur, avec son goût si caractéristique et sa texture inégalable une fois cuite (ou détrempée comme on l’aime !) ainsi que cette odeur de bon beurre qui embaume la cuisine pendant la cuisson, me replongent toujours et avec délice dans mon enfance. Souvenirs, souvenirs ! Bref, ici on adore les tartes : aux fruits, à la confiture, aux noix, au chocolat, au caramel, etc. en grand format comme en tartelettes. Alors aujourd’hui je me suis attelée à la préparation d’une tarte au citron, classique mais pas moins délicieuse !

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La tarte au citron

Ingrédients pour un moule de 21 cm de côté/diamètre :

Pour la pâte sablée :
– 120g de farine de blé
– 30g de poudre d’amandes
– 40g de sucre glace
– 60g de beurre doux extra-fin
– 1 œuf
– le zeste d’un demi citron non traité

Pour la crème au citron :
– 150g de jus de citron non traité fraîchement pressé (cela a représenté pour moi le jus d’un citron et demi) + zeste d’un demi citron
– 120g de sucre semoule
– 100g de beurre doux extra-fin
– 3 œufs
– 10g de fécule de pomme de terre
(+ un peu de chocolat fondu pour la décoration)

Commencer par préparer la pâte. Prélever d’abord le zeste d’un citron. Tamiser ensemble la farine, le sucre glace et la poudre d’amandes dans un saladier. Ajouter le beurre coupé en morceaux et bien sabler le mélange du bout des doigts. Incorporer ensuite l’œuf battu et la moitié du zeste de citron (l’autre moitié servira pour la crème), former une boule grossière (ne pas trop pétrir la pâte pour qu’elle garde sa consistance sablée), l’envelopper dans du film plastique et la placer au frais une bonne demie heure.

Préchauffer le four à 180°. Etaler la pâte sablée au rouleau à pâtisserie et foncer le moule à tarte beurré et fariné. Piquer la pâte à la fourchette, la recouvrir d’une feuille de papier sulfurisé et de billes de cuisson en céramique, avant d’enfourner pour une vingtaine de minutes.

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Préparer pendant ce temps la crème au citron : Dans une grande casserole, amener à ébullition le jus de citron, le zeste, le sucre semoule et le beurre. Parallèlement, fouetter ensemble les œufs et la fécule dans un cul-de-poule. Verser la moitié du mélange au citron bouillant dans le cul-de-poule en fouettant vivement, tout remettre ensuite dans la casserole et sur feu moyen jusqu’à ébullition et épaississement du mélange. Réserver.

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Sortir le fond de tarte cuit du four, le laisser un peu tiédir à température ambiante, avant de le garnir de la crème au citron. On peut ensuite faire fondre un peu de chocolat (j’en ai utilisé 10g environ) et décorer la tarte comme on le souhaite !

La tarte au citron se conserve au frais. La sortir néanmoins une vingtaine de minutes du réfrigérateur avant de servir !

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Yummy…!

Pommes dauphine

Ma sœur adore les pommes dauphine. J’ai donc encore eu l’occasion de lui prouver qu’il n’y a vraiment rien de tel que le fait maison ! Ce classique de la cuisine française qui remonterait au XIXe siècle est indémodable et accompagne à merveille les viandes rôties ou grillées. Il s’agit de boulettes composées d’un mélange de pâte à choux et de purée de pommes de terre, que l’on fait frire.

La recette n’est en elle-même pas particulièrement compliquée, il faut juste un peu de temps devant soi (compter deux bonnes heures) et ne pas avoir peur de sentir le graillon la friture.

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Les pommes dauphine

Pour une trentaine de pièces :

500g de purée de pommes de terre (j’avais pesé 530g de pommes de terre entières crues et ai utilisé des charlottes).

Pour la pâte à choux (environ 250g) :
– 125g/cL d’eau
– Une c.à.c. de gros sel
– 30g de beurre doux extra-fin
– 62g de farine de blé
– 2 œufs
– sel, poivre, noix de muscade
+ huile neutre pour la friture

Commencer par faire la purée : plonger les pommes de terre entières crues dans une grande casserole d’eau froide salée, couvrir, porter à ébullition et compter environ 20 minutes de cuisson, le temps de celle-ci dépendant de la taille et de la variété des pommes de terre. Quand ces dernières sont cuites, en retirer délicatement la peau pour gâcher le moins de pulpe possible et les passer au presse-purée. Maintenir la purée au chaud.

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Préparer ensuite la pâte à choux : porter l’eau, le gros sel et le beurre à ébullition dans une petite casserole. Ajouter hors du feu et d’un seul coup la farine, bien mélanger. Remettre sur le feu et faire dessécher la pâte pendant trois-quatre minutes à l’aide d’une cuiller en bois bien solide (il s’agit d’enlever l’excédent d’humidité en remuant sur feu moyen sans discontinuer, pour ne pas que la pâte brûle). La débarrasser dans un cul-de-poule, la laisser tiédir quelques instants puis y ajouter les œufs un par un en remuant bien entre chaque (c’est mieux que les haltères pour les biceps !).

Mélanger ensuite intimement la purée et la pâte à choux. Assaisonner le mélange à convenance : sel, poivre, muscade.

Faire chauffer l’huile de friture dans une casserole. Pour ceux qui disposent d’un thermomètre, l’huile doit être à 180°, sinon on peut repérer que l’huile est à bonne température à vue de nez lorsqu’elle commence à faire des petites bulles ou tout simplement faire un test en immergeant un peu de pâte !

Lorsque l’huile est bien chaude, former des petites boules de pâte (avec une cuiller à soupe, une poche à douille, une cuiller à glace, c’est comme vous voulez/pouvez, mais sachez que la pâte n’est pas super simple à manipuler !) et les y plonger 3-4 minutes. Les retirer de la friture avec une écumoire et les placer dans un récipient tapissé de papier absorbant. J’ai procédé en faisant frire les boulettes quatre par quatre, c’est assez facile à gérer.

Eh bien je dois dire je suis plutôt contente de moi pour une première ! Je ne me suis même pas brûlée, (ce qui est assez extraordinaire pour être souligné) et surtout : je/nous me/nous suis/sommes régalée/s ! Je les ai en effet servies avec de fines tranches bien saignantes de rosbif de notre fermier préféré du marché. Voyez plutôt :

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Bon appétit !