Houmous à l’ail des ours

Parce que moi aussi je veux faire partie du cercle fermé des blogueuses culinaires fashion qui cuisinent l’ail des ours ! D’ailleurs j’ai même été le cueillir moi-même, avec mes petites mimines, dans une jolie petite forêt de feuillus, au bord d’un ruisseau… Cette blague, n’empêche, moi qui m’imaginais que c’était un peu rare et donc trop la classe d’en trouver, heu, en réalité c’est du vrai chiendent cet ail des ours ! Il y en avait littéralement partout, de vrais tapis verdoyants fleurant bon l’ail (mais pas une morille à l’horizon, snif. On ne peut pas tout avoir !). Il paraît qu’il faut le consommer avant la floraison, et ça tombait fort bien, je n’ai vu que des feuilles (et combien !!!) et n’ai donc eu que l’embarras du choix quant au meilleur spot pour en ramasser…

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Bref, mes aventures bucoliques dominicales ne vous intéressent probablement pas vraiment, mais c’était une première pour moi, indigne campagnarde que je suis, alors j’avais envie de faire part de mon enthousiasme et de combien j’étais toute fière de pouvoir cuisiner cet aromate nouveau pour moi et si difficilement acquis 😋… Haha, elle est bonne, celle-là. Bon, je vous le donne en mille, la question suivante a donc été « Mais que vais-je donc bien faire de tout cet ail ? » – car vous vous en doutez, j’en ai ramassé un bon paquet… Après l’avoir servi en salade (agrémenté de feuilles de pissenlit et d’épinards, de roquette et de batavia rouge = un super mesclun maison !), en avoir ciselé et largement parsemé sur des plats de pâtes, de légumes, j’ai voulu lui dédier une recette particulière. Comme je n’avais pas très envie d’en faire un pesto (trop « classique », se dit la blogueuse en quête de toujours plus d’originalité et qui commence à avoir les chevilles qui enflent ­– normal, c’est le printemps), j’ai pas mal réfléchi, puis je me suis souvenu que j’avais un demi citron qui commençait à faire un peu la tronche au frigo, ainsi qu’un reste de pois-chiches cuits. J’ai par ailleurs toujours du tahini en stock, la baaase. Tilt ! Mais c’est bien sûr ! Comment avais-je pu ne pas pu y penser plus tôt ? De l’houmous à l’ail des ours, pardi ! Quelle évidence ! À tartiner allègrement sur de belles tranches de pain frais au levain… Miam, quel régal ! Allez, place à la recette, vous l’avez bien méritée ! 🍴

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Houmous à l’ail des ours

Pour un bol moyen (un peu plus de 300g), j’ai utilisé :

  • 180g de pois-chiches cuits
  • 50g de purée de sésame blond complet (tahini)
  • Le jus d’un demi citron
  • 1/2 c.à.c. de sel gris sans additif
  • 40g d’ail des ours frais
  • 50g d’eau très fraîche

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Commencer par préparer les ingrédients.
Laver, puis sécher soigneusement les feuilles d’ail des ours avant de les hacher grossièrement.

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Presser le citron.
Diluer le sel dans l’eau fraîche.
Rincer et égoutter les pois-chiches.

Placer les pois-chiches dans le bol du robot ménager (ou blender, ou mixeur) et mettre en marche jusqu’à obtenir une purée compacte. Ajouter ensuite tout en continuant à mixer la purée de sésame, le jus de citron et l’eau fraîche salée jusqu’à obtenir une purée lisse. Ajouter enfin l’ail des ours grossièrement haché, en prenant le soin de ne pas mixer trop longtemps afin de conserver des petits morceaux.
Débarrasser dans un bol ou une boîte hermétique et recouvrir d’une mince couche d’huile d’olive avant de réfrigérer.

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L’houmous se conserve au frais, mais je vous conseille de le placer au moins une demi-heure à température ambiante avant de le consommer, sur des tartines, en dip, avec des légumes, des crudités, à la petite cuiller… comme vous voudrez ! En tout cas, je suis bien contente d’avoir pensé à l’utiliser ainsi, car le goût subtil et fin de l’ail des ours est bien mis en valeur dans cette variante, c’était vraiment délicieux ! Facile et rapide à faire, si vous aimez l’houmous, je ne peux que vous encourager à essayer. Grâce à cette recette, j’ai même réussi à prouver aux plus sceptiques que l’houmous, s’il est maison, bien dosé et bien assaisonné, n’est ni étouffant, ni pâteux, mais subtil et raffiné (surtout dans cette version où l’ail des ours supplante l’ail classique utilisé en général). Yesss! 😎

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Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Parce que « crousti-moelleux », ça sonne un peu « croquant gourmand » (avé l’assent c’est encore mieux !), vous voyez, ce jargon « topchefisant » et assez pénible à la longue, mais qui fait marrer dans les chaumières… Bref, en tout cas, il n’en reste pas moins que ces petits biscuits (dont j’ai déjà fait au moins trois fournées tellement-qu’y-sont-bons) sont vraiment hyper croustillants quand on croque avidement dedans, et tout moelleux à l’intérieur… Un délice, je vous dis ! C’est en voyant la recette des « Figo-Lulus » de Marie Chioca que j’ai eu envie de réaliser à mon tour ces petites merveilles. La première fois, j’ai respecté scrupuleusement sa recette, en remplaçant seulement les figues par des dattes. C’était très bon, mais le goût très prononcé de l’eau de fleur d’oranger préconisée par l’auteur l’emportait un peu sur celui des dattes (la faute à ces dernières, trop fades ?). Quoiqu’il en soit, au bout de trois fournées, j’ai fini par arriver à un bon équilibre des saveurs (j’ai opté pour de la cannelle, qui, subtilement dosée, se marie très bien avec les dattes, je trouve !) et une cuisson qui garantit à coup sûr l’effet « crousti-moelleux » à la dégustation. Héhé. Ah !, et last but not least, c’est grâce à cette recette et ces différents essais, que je suis enfin parvenue à ma version idéale et ultime de la pâte brisée à tout faire ! Alors merci Marie ! 🙂

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Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Pour une douzaine de petits biscuits

  • 125g de farine de votre choix (ici, j’ai utilisé moitié T65 et moitié seigle, pour un côté un peu « rustique »)
  • 2 c.à.s. rases de sucre de canne complet (soit +/- 30g)
  • 1/4 c.à.c. de sel sans additif
  • 4 c.à.s. d’huile d’olive vierge (aucune crainte, son goût s’atténue, voire s’efface après cuisson) (soit +/- 55g / 60mL)
  • 4 c.à.s. d’eau
  • 150g de dattes entières
  • 2 à 4 c.à.s. d’eau bouillante (à jauger en fonction de la fraîcheur et du moelleux des fruits)
  • 1/4 c.à.c. de cannelle moulue

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Commencer par préparer la pâte. Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, avant d’ajouter l’eau et l’huile. L’opération est simple comme bonjour et ne requiert que trois minutes, montre en main (aucune excuse ne saurait désormais justifier l’achat de pâte industrielle !). Personnellement, j’utilise en tout et pour tout un saladier et une cuiller à soupe, qui me sert à la fois de mesure et pour amalgamer la pâte, qu’il ne faut pas trop travailler.

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L’envelopper de film alimentaire et la réserver au frais 30 minutes au moins.

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Pendant ce temps, dénoyauter et hacher grossièrement les dattes, puis les les placer dans un petit saladier. Mélanger l’eau bouillante avec la cannelle moulue et verser le tout sur les dattes hachées. Laisser infuser quelques minutes puis mixer (le mixeur plongeant fonctionne très bien et même mieux qu’un robot classique pour de petites quantités comme c’est le cas ici). Si la consistance est vraiment trop dure, voire impossible à mixer, ne pas hésiter à ajouter de l’eau bouillante, mais progressivement, en jaugeant, car la pâte obtenue doit être quand même assez épaisse et ferme.

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Sortir la pâte brisée du réfrigérateur et l’abaisser sur un plan de travail fariné en un rectangle d’environ 20cm sur 10cm.

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Déposer uniformément la pâte de dattes sur le tiers inférieur de la pâte brisée.

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Enrouler la pâte brisée autour de la pâte de dattes en partant du bas jusqu’à former un épais et long boudin.

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Bien le rouler sur le plan de travail fariné, afin de souder les jointures, et s’assurer qu’il est bien régulier avant de le débiter en morceaux de même largeur à l’aide d’un couteau bien affuté.

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Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Déposer les biscuits en quinconce sur une plaque à pâtisserie (la mienne est anti-adhésive, je n’utilise donc pas de papier cuisson) et enfourner pour 20 à 25 minutes, en surveillant.

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Chez moi, ils sont déjà bien bronzés au bout de 20 minutes, je sors alors la plaque du four puis retourne immédiatement chaque sablé un par un, car ils sont toujours un peu plus dorés en dessous.

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Les laisser tiédir d’abord sur la plaque, puis refroidir complètement sur une grille, et s’il vous en reste ! conserver dans une boîte en métal, afin qu’ils restent croustillants. Délicieux et sains, ces sablés feront un excellent goûter pour les enfants, servis avec une bonne tasse de thé fumante ou un chocolat chaud, mais régaleront également les grands pour finir un repas sur une petite note sucrée avec le café… miam !

IMG_2649Fancy a cuppa…? 😉

Carrés de polenta aux légumes printaniers nouveaux

J’aimerais commencer cette publication par un petit coup de gueule à l’attention de certains lecteurs qui regardent d’un œil sceptique voire se gaussent du tournant « végé-friendly » que prend peu à peu le blog. Sachez déjà que je n’impose rien à personne, j’ai simplement décidé pour ma santé et afin d’être en accord avec mes principes et mes convictions profondes de réduire ma consommation de chair animale. Par conséquent, quand je consomme de la viande par exemple, je veux savoir d’où elle vient, où la bête a grandi et si elle a été respectée. Vous me trouvez extrême ? Soit, vous avez sans doute raison. Mais je ne pourrais pas me regarder dans un miroir si je n’agissais pas en accord avec ce en quoi je crois profondément. Or aujourd’hui, il suffit de mettre en marche la radio, l’ordinateur, la télévision, pour constater l’ampleur des dégâts en rapport direct avec l’alimentation (dérives de l’industrie agro-alimentaire, dérèglement climatique, OGM, pesticides et développement d’allergies nouvelles, maladies, cancers, obésité, troubles de l’attention, et j’en passe). Vous me répondrez alors : « Dans ce cas, il ne faudrait plus sortir de chez soi, puisque (sans évoquer la nourriture industrielle), même au restaurant (et pas seulement dans les fast foods, loin s’en faut, les gastros ne dérogent pas à la règle !), on nous sert des produits non bios, donc bourrés d’OGM, qui ont fait le tour du monde, raffinés, industriels parfois et pleins de glutamate. Il ne faudrait pas non plus aller boire une bière avec les copains, car la plupart des boissons servies dans les bars ne sont pas bios et de ce fait remplies de stabilisants, de céréales raffinées et OGM, de sucres OGM, de conservateurs, ou encore d’hydrofluorocarbures. Il ne faudrait même plus aller boire un café ou un chocolat chaud en terrasse, car la plupart des cafés servis et des chocolats/cacaos que l’on trouve dans le commerce sont issus de filières esclavagistes et participent de la déforestation, du travail des enfants… ». Oui, la liste est encore longue, alors je vais m’arrêter là. Certes, il peut sembler difficile de lutter. C’est pourtant possible, et cela commence chez soi, par son assiette, en appliquant ses propres principes et en arrêtant de se dire qu’on ne peut rien changer. C’est nous, les consommateurs, qui avons le pouvoir ! On le voit bien au quotidien lorsqu’on nous martèle que « rien ne va plus, les ménages n’ont pas assez consommé ce mois-ci » ! Rendons-nous compte alors, que si déjà chacun à son échelle essayait par exemple dans un premier temps de boycotter les grandes surfaces et de repenser sa façon de consommer, ça serait un grand pas. Alors non, je ne suis pas végétarienne, non, je ne suis pas végétalienne, je suis peut-être folle, mais je milite simplement pour une consommation plus raisonnée, de TOUT, car j’ai envie de croire en la capacité humaine à s’unir et à faire bloc pour un monde meilleur, notamment contre les géants de l’industrie qui régissent la société, veulent nous imposer leur point de vue et surtout nous faire croire que c’est pour notre bien, pour sauver la planète et l’espèce humaine, réduire les inégalités, et que leur « progrès » est incontournable. J’aimerais simplement que les gens prennent enfin conscience du pouvoir qu’ils ont à incarner individuellement le changement.

C’est pour tout cela que je ne m’approvisionne plus qu’au marché « écolo » de ma ville, seul endroit où je puisse me rendre à pied et trouver des œufs, du beurre, du lait cru et de la crème entière bien épaisse de la ferme, des petits légumes bio au goût incomparable, du pain de seigle au levain rustique et bien corsé, des fromages au lait cru de brebis, de chèvre, de vache… ainsi que, de temps en temps, un petit steak, un saucisson, un rosbif, une escalope,… sur l’étal d’une toute petite femme très gentille, dont le mari élève ses animaux (des vaches salers notamment) en bio dans une petite exploitation cantalienne, où ces derniers vivent paisiblement, sont nourris sans OGM puis abattus dignement.

Ah oui et petite précision au passage, ça ne coûte absolument pas plus cher : Mon panier de légumes bios et de saison me revient en général à une quinzaine d’euros pour trois personnes et pour une semaine. Comparez ensuite le prix des légumes en grande surface, vous verrez… Et je ne vous parle même pas du goût…

Bref, pour résumer, je n’ai plus qu’à citer Gandhi : « be the change you want to see in the world ».

En ce qui concerne la recette d’aujourd’hui, c’est un petit plat complet idéal pour un dîner accompagné de salade verte ou d’une bonne grosse entrecôte saignante (« nan j’déconne »). J’adore la polenta, elle a une saveur vraiment caractéristique, que ce soit en version crémeuse, salée avec un peu de crème et de fromage (avec du parmesan fraîchement râpé, un délice !), sucrée, avec du lait entier cru, des fruits frais ou du caramel, ou encore comme ici : cuite, refroidie en bloc, puis débitée en petits cubes dorés ensuite dans l’huile d’olive ! Un petit plat sain et bon comme je les aime, qui plus est végétalien et sans gluten… héhé 😉

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Carrés de polenta aux légumes printaniers

Pour deux à trois personnes :

  • 100g de polenta bio (c’est important de la choisir bio, car c’est la seule garantie qu’elle soit élaborée à partir de maïs sans OGM)
  • 375g d’eau
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petite carotte
  • 1 petit navet nouveau
  • 1 petit poireau
  • 1 poignée de brins de persil frais
  • huile d’olive
  • sel, poivre
  • 1 pincée de flocons de piment
  • 1/2 càc de graines de cumin

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Commencer par apprêter les légumes. Peler et ciseler finement l’échalote et la gousse d’ail, brosser la carotte, le navet et le poireau sous un filet d’eau froide (nul besoin de les peler s’ils sont bios) puis les émincer en fine brunoise. Ciseler le persil.

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Faire chauffer une cuiller à soupe d’huile d’olive dans un faitout, faire suer l’échalote à feu moyen sans coloration, avant d’ajouter l’ail, puis le reste des légumes, le cumin, une cuiller à café de sel et les flocons de piment. Remuer régulièrement, jusqu’à ce que les légumes soient tendres – cela prend une dizaine de minutes. Débarrasser dans un saladier.

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Préparer la polenta. Porter l’eau à ébullition dans une petite casserole avec une pincée de gros sel et y verser en pluie la polenta. La faire cuire en remuant constamment à l’aide d’un petit fouet pendant quelques minutes, puis l’ajouter aux légumes. Poivrer le tout, ajouter le persil ciselé et bien mélanger.

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Huiler un moule carré de 20 cm de diamètre et y verser la polenta aux légumes en lissant bien la surface à l’aide d’une spatule. Laisser refroidir à température ambiante avant bloquer au réfrigérateur pour une heure au moins.

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Ce temps écoulé, démouler le bloc de polenta et le débiter en petits cubes.

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Faire chauffer une poêle avec un fond d’huile d’olive et y faire dorer les cubes de polenta quelques minutes par face. Servir et se régaler sans attendre !

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C’est le genre de recette que j’adore car déclinable selon les saisons, le contenu du frigo et les envies (j’essaierai avec des shiitake la prochaine fois !). Elle est en outre facile à préparer à l’avance ; on peut en effet stocker le bloc de polenta quelques jours au frais et faire dorer les cubes « minute ».

Bon ap’ et à bientôt ! 🙂