Salade complète aux saveurs printanières & tuiles au bleu de Laqueuille

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En ce moment, j’aime bien faire des salades complètes pour le dîner. J’en parlais à des amis récemment, qui m’ont alors suggéré de publier une recette « bêta » qui puisse servir de base pour un plat complet et ainsi leur donner des idées.
Le principe est pour moi d’associer une céréale et une légumineuse (j’ai choisi ici couscous et lentilles, mais j’aurais tout aussi bien pu opter pour boulghour et pois chiches, que sarrasin et pois cassés, ou encore quinoa et haricots rouges !), de panacher cru- et cuidités, tout en variant régulièrement les assaisonnements (épices, vinaigres, huiles), en parsemant de graines diverses (germées ou non, torréfiées ou non…), et bien sûr toujours en fonction de la saison et du contenu de mon frigo et de mes placards. J’ai donc opté hier soir pour un exemple de salade « fraîcheur » (ou encore « détox » pour faire fashion-tendance) aux notes très printanières, tout en équilibre et subtilité, que j’ai servie avec des tuiles au bleu de Laqueuille, car j’en avais un petit morceau un peu vieux ainsi que des blancs d’œufs qui traînaient au frigo. Deux recettes sont donc au menu aujourd’hui, wouhou ! En espérant que ça puisse inspirer les copains et vous donner envie de créer à votre tour une salade qui vous ressemble… 🙂

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Salade complète aux saveurs printanières

Pour deux personnes, j’ai utilisé :

  • 60g de lentilles (ici des lentilles blondes de Turquie)
  • 40g de couscous complet + 60g d’eau fraîche
  • 1 oignon nouveau
  • 1 bulbe de fenouil
  • 1 poignée d’asperges
  • 1 poignée de radis
  • 1 branche d’aneth frais
  • Quelques feuilles de batavia rouge croquante
  • 1 c.à.s. d’huile d’olive
  • 1 c.à.c. de jus de citron
  • 1 c.à.c. de sel de Guérande
  • ¼ c.à.c. de somak
  • ⅛ c.à.c. de flocons de piment
  • 1 c.à.s. de graines de chanvre
  • Poivre fraîchement moulu à convenance

Commencer par faire cuire les lentilles. Les rincer puis les placer dans une grande casserole. Couvrir largement d’eau froide et porter à ébullition. Baisser ensuite le feu et compter 25 minutes de cuisson.

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Pendant ce temps, réunir le couscous et l’eau fraîche dans un grand saladier. Réserver.

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Apprêter les légumes. Nettoyer soigneusement l’oignon, le fenouil, les asperges, les radis, les feuilles de salade et l’aneth. Les essuyer dans un torchon propre.
Ciseler finement l’oignon et l’aneth.
Couper le fenouil en deux dans la hauteur, retirer le cœur, puis émincer en fines lamelles.
Couper les radis en rondelles.
Emincer finement la salade.
Couper les asperges en petits tronçons.

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Au bout de 20 minutes de cuisson des lentilles, ajouter les tronçons d’asperges et une cuiller à café de gros sel dans la casserole.
Au terme de la cuisson, égoutter l’ensemble et rafraîchir instantanément. Prélever et réserver les pointes des asperges.

Egrainer le couscous à la fourchette dans le saladier où il a gonflé. Ajouter les ingrédients de l’assaisonnement (oignon ciselé, huile d’olive, jus de citron, aneth ciselé, sel, somak et flocons de piment), bien mélanger, puis ajouter les lentilles et les tronçons d’asperges refroidis. Mélanger de nouveau.

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Terminer en ajoutant les crudités — fenouil, radis et salade émincés.

Bien mélanger, couvrir le saladier et laisser reposer quelques temps au réfrigérateur, de façon à ce que les différents arômes se diffusent bien.

Servir la salade dans de grandes assiettes, sans oublier de parsemer de graines de chanvre (qui apportent à l’ensemble un côté croquant très agréable sous la dent), de quelques tours de moulin de poivre et répartir au-dessus les pointes d’asperges réservées.

Déguster avec des tuiles sablées au bleu pour un repas complet, délicieux et vraiment idéal sur le plan nutritionnel.

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Tuiles sablées au bleu de Laqueuille

Pour une dizaine de biscuits, plus ou moins selon leur épaisseur.
{Epaisses, les tuiles se rapprochent un peu des sablés (croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur) ; c’est comme ça que je les préfère quand je les sers en tant qu’accompagnement. Fines, elles seront plus friables, très croustillantes, idéales pour l’apéritif !}

  • 55g de bleu (ici de Laqueuille, un bleu local au lait cru de la ferme)
  • 55g de farine T65
  • 55g de beurre pommade (j’ai utilisé de la margarine bio)
  • 55g de blancs d’œufs fermiers (cela représente environ les blancs de 2 œufs moyens)
  • Quelques pincées de graines de sésame grossièrement écrasées au mortier

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Dans le bol d’un robot ménager, réunir d’abord la farine et le bleu et mixer par impulsions jusqu’à obtenir un sable grossier. Ajouter ensuite le beurre préalablement battu en pommade ou la margarine, mixer à nouveau quelques secondes avant d’ajouter enfin les blancs d’œufs. Mixer jusqu’à obtention d’une pâte homogène assez collante.

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Chemiser une plaque à pâtisserie de papier sulfurisé ou la tapisser d’une toile de type « silpat ».

Préchauffer votre four à 180°C.

Prélever l’équivalent d’une cuiller à soupe de pâte puis étaler (plus ou moins finement selon l’épaisseur que vous souhaitez donner à vos biscuits, mais pensez à ajuster le temps de cuisson si vous optez pour des tuiles très fines) à l’aide d’une petite spatule en donnant la forme que vous voulez à vos biscuits. Pour plus de régularité, vous pouvez vous aider d’une forme ou d’emporte-pièces ; moi, j’aime bien faire des formes et des tailles différentes ! Parsemer enfin de quelques pincées de graines de sésame grossièrement écrasées au mortier (en saison, privilégier les noix, le mariage avec le bleu fonctionne à merveille !).

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Enfourner pour une quinzaine de minutes, surveiller. Les tuiles sont cuites lorsque leurs bords sont légèrement bronzés.

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Laisser refroidir avant de les décoller. Si d’aventure vous résistiez à la tentation de toutes les dévorer, les tuiles se conserveront très bien quelques jours dans une boîte métallique, sans que leur consistance soit altérée. Mais en général, elles ne font pas long feu… 😉

Bon appétit, les amis !

Terrine de lentilles vertes du Puy

J’avais vraiment hâte de partager ici cette super chouette recette ! Depuis que je l’ai réalisée une première fois, je n’attendais plus que l’occasion de la refaire pour le blog, tant le coup de cœur fut intense ! C’est en parcourant le blog de Marie Laforêt que j’ai déniché cette pépite ‒ il faut dire qu’en plus de ses photos qui font toujours rêver, ses recettes sont originales, inventives, colorées, saines, enfin tout comme j’aime ! D’ailleurs, quand je m’en inspire, je ne ressens quasiment jamais le besoin (pourtant d’ordinaire chronique chez moi, atavique ? 😜) de les modifier foncièrement, de les réinterpréter à ma sauce, tant elles sont complètes et bien étudiées. Bref, je ne tarirai pas d’éloges car je n’ai vraiment jamais été déçue ! Comme j’ai trouvé hier au marché de belles crudités hyper appétissantes : carottes nouvelles, radis, betteraves, batavia rouge bien croquante, l’occasion était enfin toute trouvée pour refaire cette terrine, par ailleurs modulable à souhait selon les saisons et les fonds de placards. Comme l’auteur le dit si bien, elle a en outre l’avantage d’être à la fois économique, facile, pratique, nourrissante… mais avant tout délicieuse et parfumée ! Bref, elle a tout pour devenir votre future alliée des barbecues et autres pique-niques estivaux à venir ! Ça vous tente ? Je vous garantis que vous ne serez pas déçus ! ☀️

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Terrine végétale de lentilles vertes du Puy

– Recette largement inspirée de celle de Marie Laforêt

Ingrédients, pour 2-3 personnes :

  • 70g de lentilles vertes du Puy (oui oui, je fais de la pub pour ma région !)
  • 5g de champignons séchés (ici, des shiitake séchés)
  • 100g/mL de lait de soja
  • 35g de flocons de céréales (j’ai utilisé un assortiment de flocons de seigle, orge, riz, avoine et épeautre)
  • 1 c.à.s. d’huile d’olive
  • 1 échalote
  • 1 oignon nouveau
  • ½ carotte
  • 1 gousse d’ail frais
  • 1 c.à.s. d’aneth frais ciselé
  • 1 c.à.s. de ciboulette fraîche émincée
  • 1 c.à.s. de tamari
  • 35g de polenta

Commencer par faire cuire les lentilles : les placer dans une casserole moyenne et les couvrir assez largement d’eau froide. Compter ensuite 30 minutes de cuisson à feu moyen à partir de l’ébullition. À mi-cuisson, ajouter les champignons séchés et ½ c.à.c. de sel gris (ne pas hésiter à ajouter de l’eau si besoin en cours de cuisson).

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Pendant ce temps, laver et apprêter les légumes : ciseler finement l’échalote et l’oignon, hacher la gousse d’ail puis émincer la carotte en très fine brunoise.

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Laver ensuite les herbes, les sécher et les détailler.

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Une fois que les lentilles sont cuites et que l’eau de cuisson a été entièrement absorbée, ajouter le lait de soja et les flocons de céréales puis laisser cuire à feu très doux en remuant régulièrement.

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Parallèlement, faire chauffer l’huile d’olive à feu moyen-fort dans une petite poêle et y faire suer l’échalote, l’oignon et l’ail. Ajouter ensuite la carotte émincée et laisser cuire quelques minutes à feu moyen, en mélangeant régulièrement.

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Préchauffer le four à 150°C et chemiser une petite terrine de papier sulfurisé.

Verser le contenu de la poêle, les herbes et le tamari dans la casserole avec les lentilles et les flocons et faire cuire le tout quelques minutes à feu doux en mélangeant constamment.

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Rectifier l’assaisonnement si nécessaire (j’ai ajouté ½ c.à.c. de sel et quelques tours de moulin de poivre) avant d’ajouter enfin la polenta. Bien mélanger puis verser sans attendre dans la terrine, en tassant bien à l’aide d’une cuiller en bois.

Enfourner pour 25 minutes.

Laisser la terrine au moins tiédir à température ambiante avant de la démouler…

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puis de la trancher.

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Servir tiède, donc, voire froide, accompagnée de salade et de crudités pour un délicieux repas complet, bien nourrissant et on ne peut plus diététique.

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Alors, convaincus ? 😀

Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Parce que « crousti-moelleux », ça sonne un peu « croquant gourmand » (avé l’assent c’est encore mieux !), vous voyez, ce jargon « topchefisant » et assez pénible à la longue, mais qui fait marrer dans les chaumières… Bref, en tout cas, il n’en reste pas moins que ces petits biscuits (dont j’ai déjà fait au moins trois fournées tellement-qu’y-sont-bons) sont vraiment hyper croustillants quand on croque avidement dedans, et tout moelleux à l’intérieur… Un délice, je vous dis ! C’est en voyant la recette des « Figo-Lulus » de Marie Chioca que j’ai eu envie de réaliser à mon tour ces petites merveilles. La première fois, j’ai respecté scrupuleusement sa recette, en remplaçant seulement les figues par des dattes. C’était très bon, mais le goût très prononcé de l’eau de fleur d’oranger préconisée par l’auteur l’emportait un peu sur celui des dattes (la faute à ces dernières, trop fades ?). Quoiqu’il en soit, au bout de trois fournées, j’ai fini par arriver à un bon équilibre des saveurs (j’ai opté pour de la cannelle, qui, subtilement dosée, se marie très bien avec les dattes, je trouve !) et une cuisson qui garantit à coup sûr l’effet « crousti-moelleux » à la dégustation. Héhé. Ah !, et last but not least, c’est grâce à cette recette et ces différents essais, que je suis enfin parvenue à ma version idéale et ultime de la pâte brisée à tout faire ! Alors merci Marie ! 🙂

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Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Pour une douzaine de petits biscuits

  • 125g de farine de votre choix (ici, j’ai utilisé moitié T65 et moitié seigle, pour un côté un peu « rustique »)
  • 2 c.à.s. rases de sucre de canne complet (soit +/- 30g)
  • 1/4 c.à.c. de sel sans additif
  • 4 c.à.s. d’huile d’olive vierge (aucune crainte, son goût s’atténue, voire s’efface après cuisson) (soit +/- 55g / 60mL)
  • 4 c.à.s. d’eau
  • 150g de dattes entières
  • 2 à 4 c.à.s. d’eau bouillante (à jauger en fonction de la fraîcheur et du moelleux des fruits)
  • 1/4 c.à.c. de cannelle moulue

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Commencer par préparer la pâte. Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, avant d’ajouter l’eau et l’huile. L’opération est simple comme bonjour et ne requiert que trois minutes, montre en main (aucune excuse ne saurait désormais justifier l’achat de pâte industrielle !). Personnellement, j’utilise en tout et pour tout un saladier et une cuiller à soupe, qui me sert à la fois de mesure et pour amalgamer la pâte, qu’il ne faut pas trop travailler.

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L’envelopper de film alimentaire et la réserver au frais 30 minutes au moins.

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Pendant ce temps, dénoyauter et hacher grossièrement les dattes, puis les les placer dans un petit saladier. Mélanger l’eau bouillante avec la cannelle moulue et verser le tout sur les dattes hachées. Laisser infuser quelques minutes puis mixer (le mixeur plongeant fonctionne très bien et même mieux qu’un robot classique pour de petites quantités comme c’est le cas ici). Si la consistance est vraiment trop dure, voire impossible à mixer, ne pas hésiter à ajouter de l’eau bouillante, mais progressivement, en jaugeant, car la pâte obtenue doit être quand même assez épaisse et ferme.

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Sortir la pâte brisée du réfrigérateur et l’abaisser sur un plan de travail fariné en un rectangle d’environ 20cm sur 10cm.

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Déposer uniformément la pâte de dattes sur le tiers inférieur de la pâte brisée.

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Enrouler la pâte brisée autour de la pâte de dattes en partant du bas jusqu’à former un épais et long boudin.

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Bien le rouler sur le plan de travail fariné, afin de souder les jointures, et s’assurer qu’il est bien régulier avant de le débiter en morceaux de même largeur à l’aide d’un couteau bien affuté.

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Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Déposer les biscuits en quinconce sur une plaque à pâtisserie (la mienne est anti-adhésive, je n’utilise donc pas de papier cuisson) et enfourner pour 20 à 25 minutes, en surveillant.

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Chez moi, ils sont déjà bien bronzés au bout de 20 minutes, je sors alors la plaque du four puis retourne immédiatement chaque sablé un par un, car ils sont toujours un peu plus dorés en dessous.

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Les laisser tiédir d’abord sur la plaque, puis refroidir complètement sur une grille, et s’il vous en reste ! conserver dans une boîte en métal, afin qu’ils restent croustillants. Délicieux et sains, ces sablés feront un excellent goûter pour les enfants, servis avec une bonne tasse de thé fumante ou un chocolat chaud, mais régaleront également les grands pour finir un repas sur une petite note sucrée avec le café… miam !

IMG_2649Fancy a cuppa…? 😉

Carrés de polenta aux légumes printaniers nouveaux

J’aimerais commencer cette publication par un petit coup de gueule à l’attention de certains lecteurs qui regardent d’un œil sceptique voire se gaussent du tournant « végé-friendly » que prend peu à peu le blog. Sachez déjà que je n’impose rien à personne, j’ai simplement décidé pour ma santé et afin d’être en accord avec mes principes et mes convictions profondes de réduire ma consommation de chair animale. Par conséquent, quand je consomme de la viande par exemple, je veux savoir d’où elle vient, où la bête a grandi et si elle a été respectée. Vous me trouvez extrême ? Soit, vous avez sans doute raison. Mais je ne pourrais pas me regarder dans un miroir si je n’agissais pas en accord avec ce en quoi je crois profondément. Or aujourd’hui, il suffit de mettre en marche la radio, l’ordinateur, la télévision, pour constater l’ampleur des dégâts en rapport direct avec l’alimentation (dérives de l’industrie agro-alimentaire, dérèglement climatique, OGM, pesticides et développement d’allergies nouvelles, maladies, cancers, obésité, troubles de l’attention, et j’en passe). Vous me répondrez alors : « Dans ce cas, il ne faudrait plus sortir de chez soi, puisque (sans évoquer la nourriture industrielle), même au restaurant (et pas seulement dans les fast foods, loin s’en faut, les gastros ne dérogent pas à la règle !), on nous sert des produits non bios, donc bourrés d’OGM, qui ont fait le tour du monde, raffinés, industriels parfois et pleins de glutamate. Il ne faudrait pas non plus aller boire une bière avec les copains, car la plupart des boissons servies dans les bars ne sont pas bios et de ce fait remplies de stabilisants, de céréales raffinées et OGM, de sucres OGM, de conservateurs, ou encore d’hydrofluorocarbures. Il ne faudrait même plus aller boire un café ou un chocolat chaud en terrasse, car la plupart des cafés servis et des chocolats/cacaos que l’on trouve dans le commerce sont issus de filières esclavagistes et participent de la déforestation, du travail des enfants… ». Oui, la liste est encore longue, alors je vais m’arrêter là. Certes, il peut sembler difficile de lutter. C’est pourtant possible, et cela commence chez soi, par son assiette, en appliquant ses propres principes et en arrêtant de se dire qu’on ne peut rien changer. C’est nous, les consommateurs, qui avons le pouvoir ! On le voit bien au quotidien lorsqu’on nous martèle que « rien ne va plus, les ménages n’ont pas assez consommé ce mois-ci » ! Rendons-nous compte alors, que si déjà chacun à son échelle essayait par exemple dans un premier temps de boycotter les grandes surfaces et de repenser sa façon de consommer, ça serait un grand pas. Alors non, je ne suis pas végétarienne, non, je ne suis pas végétalienne, je suis peut-être folle, mais je milite simplement pour une consommation plus raisonnée, de TOUT, car j’ai envie de croire en la capacité humaine à s’unir et à faire bloc pour un monde meilleur, notamment contre les géants de l’industrie qui régissent la société, veulent nous imposer leur point de vue et surtout nous faire croire que c’est pour notre bien, pour sauver la planète et l’espèce humaine, réduire les inégalités, et que leur « progrès » est incontournable. J’aimerais simplement que les gens prennent enfin conscience du pouvoir qu’ils ont à incarner individuellement le changement.

C’est pour tout cela que je ne m’approvisionne plus qu’au marché « écolo » de ma ville, seul endroit où je puisse me rendre à pied et trouver des œufs, du beurre, du lait cru et de la crème entière bien épaisse de la ferme, des petits légumes bio au goût incomparable, du pain de seigle au levain rustique et bien corsé, des fromages au lait cru de brebis, de chèvre, de vache… ainsi que, de temps en temps, un petit steak, un saucisson, un rosbif, une escalope,… sur l’étal d’une toute petite femme très gentille, dont le mari élève ses animaux (des vaches salers notamment) en bio dans une petite exploitation cantalienne, où ces derniers vivent paisiblement, sont nourris sans OGM puis abattus dignement.

Ah oui et petite précision au passage, ça ne coûte absolument pas plus cher : Mon panier de légumes bios et de saison me revient en général à une quinzaine d’euros pour trois personnes et pour une semaine. Comparez ensuite le prix des légumes en grande surface, vous verrez… Et je ne vous parle même pas du goût…

Bref, pour résumer, je n’ai plus qu’à citer Gandhi : « be the change you want to see in the world ».

En ce qui concerne la recette d’aujourd’hui, c’est un petit plat complet idéal pour un dîner accompagné de salade verte ou d’une bonne grosse entrecôte saignante (« nan j’déconne »). J’adore la polenta, elle a une saveur vraiment caractéristique, que ce soit en version crémeuse, salée avec un peu de crème et de fromage (avec du parmesan fraîchement râpé, un délice !), sucrée, avec du lait entier cru, des fruits frais ou du caramel, ou encore comme ici : cuite, refroidie en bloc, puis débitée en petits cubes dorés ensuite dans l’huile d’olive ! Un petit plat sain et bon comme je les aime, qui plus est végétalien et sans gluten… héhé 😉

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Carrés de polenta aux légumes printaniers

Pour deux à trois personnes :

  • 100g de polenta bio (c’est important de la choisir bio, car c’est la seule garantie qu’elle soit élaborée à partir de maïs sans OGM)
  • 375g d’eau
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 1 petite carotte
  • 1 petit navet nouveau
  • 1 petit poireau
  • 1 poignée de brins de persil frais
  • huile d’olive
  • sel, poivre
  • 1 pincée de flocons de piment
  • 1/2 càc de graines de cumin

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Commencer par apprêter les légumes. Peler et ciseler finement l’échalote et la gousse d’ail, brosser la carotte, le navet et le poireau sous un filet d’eau froide (nul besoin de les peler s’ils sont bios) puis les émincer en fine brunoise. Ciseler le persil.

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Faire chauffer une cuiller à soupe d’huile d’olive dans un faitout, faire suer l’échalote à feu moyen sans coloration, avant d’ajouter l’ail, puis le reste des légumes, le cumin, une cuiller à café de sel et les flocons de piment. Remuer régulièrement, jusqu’à ce que les légumes soient tendres – cela prend une dizaine de minutes. Débarrasser dans un saladier.

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Préparer la polenta. Porter l’eau à ébullition dans une petite casserole avec une pincée de gros sel et y verser en pluie la polenta. La faire cuire en remuant constamment à l’aide d’un petit fouet pendant quelques minutes, puis l’ajouter aux légumes. Poivrer le tout, ajouter le persil ciselé et bien mélanger.

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Huiler un moule carré de 20 cm de diamètre et y verser la polenta aux légumes en lissant bien la surface à l’aide d’une spatule. Laisser refroidir à température ambiante avant bloquer au réfrigérateur pour une heure au moins.

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Ce temps écoulé, démouler le bloc de polenta et le débiter en petits cubes.

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Faire chauffer une poêle avec un fond d’huile d’olive et y faire dorer les cubes de polenta quelques minutes par face. Servir et se régaler sans attendre !

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C’est le genre de recette que j’adore car déclinable selon les saisons, le contenu du frigo et les envies (j’essaierai avec des shiitake la prochaine fois !). Elle est en outre facile à préparer à l’avance ; on peut en effet stocker le bloc de polenta quelques jours au frais et faire dorer les cubes « minute ».

Bon ap’ et à bientôt ! 🙂

Raviolis aux épinards, tahini et éclats de noix torréfiées

Vous vous en serez doutés, nous avons fait le choix depuis quelque temps déjà de réduire notre consommation de viande/poisson, et ce pour des tas de raisons (éthiques et écologiques surtout). Cela m’incite à me renouveler au quotidien en cuisine, et c’est un beau challenge. Je (re)découvre tout un tas de légumineuses, de légumes, de plantes, d’herbes et j’apprends à remplacer certains ingrédients par d’autres, assez improbables parfois, dans certaines recettes… Le tout en privilégiant toujours et quoiqu’il arrive le goût ! Moi à qui on n’aurait pas pu faire avaler de tofu, qui étais persuadée que le soja était fade et surtout bourré d’OGM, je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément vrai (à condition de se procurer du soja bio français, certes un peu plus cher mais infiniment meilleur et à impact environnemental moindre), et qu’il suffit en réalité de bien le cuisiner pour révéler son potentiel aromatique. D’ailleurs j’en apprends tous les jours sur cette plante, qui ne cesse de m’émerveiller par la multiplicité de ses usages possibles et de ses bienfaits. Mais je reviendrai à l’occasion sur le soja, qui j’en suis sûre s’invitera désormais régulièrement ici, car il ne fait même pas partie des ingrédients de la recette d’aujourd’hui ! 😉

Quand j’ai le temps et l’envie de passer une heure à confectionner et farcir des raviolis, j’aime bien faire des pâtes, en les garnissant d’une farce originale (qui dépend du contenu de mon frigo, en fait… !). Il me restait quelques noix bien esseulées dans le compotier, quelques pousses d’épinards dans le frigo… Il n’en fallait pas plus. Comme j’ai toujours de la purée de sésame complet maison en stock (j’en prépare systématiquement un ou deux pots d’avance, car j’adore ça et j’en utilise beaucoup !), j’ai voulu tenter une association épinards-sésame-noix, et je dois dire que ça fonctionne très bien ! Nous nous sommes régalées. Bon, je vous vois venir, trêve de blabla, voici enfin la recette !

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Raviolis aux épinards, tahini et éclats de noix torréfiées

Recette pour deux à trois personnes

Pour la pâte à raviolis :

  • 150g de farine de blé bio T65
  • 75g d’eau filtrée
  • 1/2 càc de sel fin de Guérande

Pour la farce :

  • 2 belles poignées d’épinards frais
  • 1 càc d’huile d’olive
  • une poignée de noix
  • 1 càs de purée de sésame complet (maison, ici)
  • 1 càs de farine de blé bio T65
  • 1/2 càc de sel fin de Guérande
  • 1/4 càc d’ail en poudre
  • quelques tours de moulin de poivre noir

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Commencer par préparer la farce. Casser et ouvrir les noix, concasser grossièrement les cerneaux et les faire torréfier deux-trois minutes à sec dans une casserole à fond épais. Réserver.

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Laver soigneusement les pousses d’épinards et les égoutter. Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole (j’utilise celle qui a servi à torréfier les noix : gain de temps, économie d’eau, et vaisselle en moins !) et ajouter les pousses d’épinards, les faire cuire quelques minutes à feu moyen en remuant régulièrement.

Débarrasser les épinards cuits dans un petit saladier, ajouter les noix torréfiées, la purée de sésame (tahini), le sel, le poivre, l’ail en poudre puis la farine, et bien mélanger le tout. Couvrir le saladier de film alimentaire et placer au réfrigérateur au moins une demi-heure.

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Réaliser ensuite la pâte à raviolis. Verser la farine dans un saladier et ajouter l’eau progressivement, en mélangeant à l’aide d’une grosse cuiller. Pétrir ensuite la pâte jusqu’à obtention d’une texture élastique. Former une boule, l’envelopper de film et laisser reposer une demi-heure à température ambiante.

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Une fois la pâte reposée, fariner le plan de travail et le rouleau à pâtisserie. Étaler la pâte le plus finement possible, sans hésiter pas à fariner régulièrement.

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Ne disposant pas d’emporte-pièce en forme de raviolis, j’ai opté pour le système D et ai fait des demi-lunes, mais libre à vous de réaliser vos raviolis selon la forme de votre choix ! J’ai donc pour ma part découpé des ronds de pâte et déposé au centre une petite cuiller à café de farce, plié le rond de pâte, pressé les bords du bout des doigts et scellé la jointure à l’aide d’une fourchette (cf. photos ci-dessous), le tout en prenant bien soin de ne pas trouer la pâte.

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Déposer ensuite les raviolis ainsi obtenus les uns après les autres sur une plaque tapissée de papier cuisson ou farinée.

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Une fois que tous les raviolis ont été réalisés, faire chauffer un grand volume d’eau salée dans un large faitout. Lorsque l’eau bout, y plonger un à un les raviolis. Ces derniers sont cuits quand ils remontent à la surface. Les récupérer progressivement à l’aide d’une écumoire et servir immédiatement, avec un filet d’huile d’olive pimentée, quelques pluches de coriandre fraîche, une pincée de fleur de sel et un tour de moulin de poivre noir… Un vrai régal de dimanche soir !

Tarte légère et végétarienne aux poireaux

Nous sommes toujours en pleine saison du poireau, que je cuisine à toutes les sauces : en soupe, en fondue, en garniture aromatique, en salade… Cru ou cuit, ici, on l’adore ! J’avais envie aujourd’hui de revisiter la très classique quiche aux poireaux en apportant une touche d’originalité et dans une version un peu moins riche. J’ai donc opté pour une pâte brisée à l’huile d’olive et à la farine complète panachée à de la farine de lentilles vertes, agrémentée d’épices, puis j’ai également choisi d’utiliser du fromage blanc à la place de la crème dans mon appareil. Le résultat est à la hauteur de mes attentes : la pâte est bien croustillante et gouteuse, l’appareil très moelleux, les poireaux sont ultra fondants et leur petit goût sucré est sublimé. C’est vraiment très bon, et là encore, plutôt sain ! On aurait tort de s’en priver, surtout si on l’accompagne d’une bonne petite salade puis d’une part de fondant au chocolat… Héhé 🙂

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Tarte légère et végétarienne aux poireaux

Pour un moule à tarte de 23 cm de diamètre :

Pâte brisée à l’huile d’olive :

  • 120g de farine complète de blé
  • 55g de farine de lentilles vertes du Puy
  • 30g d’huile d’olive
  • 1 œuf moyen (50g)
  • 1 càs d’eau froide
  • 4g de sel
  • épices et aromates de votre choix (j’ai mis 1/2 càc de cumin, 1/4 càc de paprika et quelques tours de moulin de poivre)

Appareil :

  • 3 beaux poireaux
  • 2 échalotes
  • 1 càs d’huile d’olive
  • 100g de fromage blanc
  • 100 mL de lait entier
  • 1 œuf
  • sel, poivre, flocons de piment, cumin, paprika…

Commencer par préparer la pâte brisée, qui devra séjourner quelque temps au frais. Pour cela, mélanger à l’aide d’une grande cuiller les farines avec le sel, les épices et l’huile d’olive. Incorporer ensuite l’œuf et bien mélanger. Terminer en ajoutant une à deux cuiller à soupe d’eau froide, puis travailler la pâte jusqu’à parfaite homogénéité. L’abaisser entre deux feuilles de papier sulfurisé puis foncer le moule, piquer le fond à la fourchette et réserver au réfrigérateur au moins une heure.

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Pendant ce temps, préparer l’appareil. Laver soigneusement les poireaux et les émincer grossièrement. Peler et ciseler les échalotes.

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Mettre l’huile à chauffer sur feu moyen dans une grande poêle anti-adhésive puis y faire revenir les échalotes jusqu’à coloration avant d’ajouter les poireaux émincés.

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Baisser le feu et laisser cuire une bonne vingtaine de minutes en remuant régulièrement. Une fois que les poireaux sont bien tendres, retirer la poêle du feu, ajouter le fromage blanc et le lait, mélanger, puis incorporer enfin l’œuf. Bien mélanger le tout, et assaisonner selon votre convenance.

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Préchauffer le four à 180°C.

Sortir le moule du réfrigérateur et le garnir avec l’appareil, en prenant bien soin de le répartir uniformément – s’aider au besoin du dos d’une cuiller pour tasser et faire en sorte que la surface de la tarte soit bien lisse.

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Enfourner pour une quarantaine de minutes. La tarte doit être bien bronzée et la pâte bien dorée. (Je vous l’accorde, ce n’est en l’occurence pas très facile à juger, compte tenu de la couleur initiale de la pâte, dûe à la farine de lentilles !).

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Déguster tiède ou à température ambiante, mais surtout accompagnée d’une bonne salade verte. C’est un vrai délice, et qui plus est, absolument pas coupable… 😉

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Poêlée épicée de petit épeautre et légumes de saison

Le midi, j’aime beaucoup cuisiner des petites poêlées de légumes frais, que j’accompagne en général d’un féculent (pâtes ou riz complets, légumineuses, céréales…), de façon à obtenir un repas complet et sain, qui s’avère le plus souvent végétarien, voire végétalien. C’est rapide et efficace, frais et parfumé, le tout selon ce que j’ai sous la main et suivant mon humeur du moment. Ces derniers temps, puisqu’il a fait plutôt froid et que la grippe pointe dangereusement son nez à chaque coin de porte, je prends les devants en cuisinant assez pimenté : c’est bon pour la gorge et ça réchauffe ! 🙂
Voici donc un petit exemple de ce que j’aime bien préparer…

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Poêlée épicée de petit épeautre et légumes

Pour 3 personnes, il vous faut :

  • 150g de petit épeautre, « engrain », à faire tremper la veille dans un grand volume d’eau froide
  • 1 feuille de laurier, thym, romarin, sariette, origan, (bref,  des aromates à votre goût pour parfumer l’eau de cuisson)
  • 2 échalotes
  • 1 belle carotte
  • quelques champignons de Paris frais
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cm de gingembre frais
  • 1 petit poireau
  • 1 poignée de restes de haricots verts frais déjà cuits à l’anglaise
  • 1 càs d’huile d’olive
  • 1 pincée de flocons de piment
  • 1 càs de sauce soja nature
  • 1 càs de vin blanc sec
  • sel, poivre du moulin
  • pluches de coriandre fraîche

La veille, mettre le petit épeautre à tremper dans un grand volume d’eau froide.

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Le jour J, commencer par faire cuire le petit épeautre avec les aromates de votre choix une quarantaine de minutes à couvert sur feu doux, de manière à maintenir un frémissement. Au terme de la cuisson, égoutter et réserver.

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Pendant la cuisson, traiter tous les légumes : peler et ciseler les échalotes, peler et écraser les gousses d’ail, peler et émincer le gingembre, bien nettoyer et brosser le poireau et la carotte puis les tailler en julienne, émincer les champignons et les haricots verts.

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Préparer tous les ingrédients, aromates et condiments, de façon à les avoir à portée de main.

Faire chauffer un wok, ou à défaut une large poêle anti-adhésive, ajouter l’huile d’olive, puis faire suer les échalotes, l’ail et le gingembre. Ajouter ensuite les champignons, puis la julienne de poireau et carotte. Faire revenir quelques minutes sur feu moyen-fort, mouiller avec le vin blanc et la sauce soja, baisser le feu et assaisonner à convenance (sel, poivre, piment), avant d’incorporer le petit épeautre, et enfin les haricots verts, plus fragiles car déjà cuits. Maintenir sur feu moyen deux-trois minutes, de façon à ce que tous les ingrédients et leurs arômes soient bien mélangés. Servir immédiatement, parsemé de pluches de coriandre fraîche.

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Voici une idée de repas complet, sain, gourmand et plein de saveurs ! Miam !

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Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Curieuse de nature, j’essaie d’être novatrice au quotidien dans ma cuisine et mon assiette, et comme je mange de tout et que j’aime à peu près tout, je suis toujours à l’affut de découvertes culinaires et gustatives. Je suis également sensible aux propriétés nutritionnelles des aliments en général et essaie de composer tous les jours des repas équilibrés, sains et bons, mais surtout en quantité raisonnable, de façon à ne rien jeter et à pouvoir ainsi varier les plaisirs tous les jours ! Pour résumer, je dirais que je suis adepte de santé, de nutrition et de gastronomie. Tout ça pour dire que dernièrement, j’ai trouvé un bouquin intéressant chez mon libraire : Supercéréales, de Chrissy Freer, dans lequel l’auteur vante les valeurs nutritives et gustatives de céréales comme l’avoine, le quinoa, l’orge, le riz brun, mais aussi de certaines moins connues (même si très à la mode chez les « foodistas« ) comme le kamut, le farro ou encore le frikeh. Elle y propose aussi des recettes très didactiques et toutes plus alléchantes les unes que les autres. J’ai donc puisé dans ce livre, mais aussi dans mon imagination et mes placards pour composer la recette que je vous propose aujourd’hui, qui met à l’honneur les légumes que j’ai trouvés cette semaine sur l’étal de mon petit maraîcher bio. Vous l’aurez compris, cette recette est 100% diététique, et surtout délicieuse ! N’attendez plus !

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Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Ingrédients pour 4 à 5 petits farcis bien remplis :

– 2 courgettes rondes et 2 poivrons, voire plus si vos légumes sont petits (vous pouvez bien sûr tout à fait opter pour d’autres légumes à farcir – tomates, oignons, champignons, aubergines, etc.)

– 150g de céréales type quinoa, boulgour ou couscous (j’ai utilisé un mélange de céréales et de petits légumes composé d’amarante, de millet, de blé dur, de quinoa, de sésame complet et de morceaux de carottes, de poireaux et de champignons) – Pour une version sans gluten, n’utilisez que du quinoa !
– 1 oignon jaune
– 1 gousse d’ail
– 1 piment oiseau moyen
– 20g de pignons de pin
– 75g de feta émiettée
– 2 c.à.c. d’huile d’olive
– fleur de sel et poivre 5 baies
– 2 c.à.s. de persil plat ciselé

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Porter une grande casserole d’eau salée à ébullition et y faire cuire les céréales selon les indications (dans mon cas, 20 minutes). Egoutter et réserver dans un grand saladier.

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Faire griller à sec les pignons de pin (une à deux minutes dans une petite casserole sur feu fort : il s’agit de les torréfier pour qu’ils libèrent leur arôme).

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Bien laver et sécher les courgettes et les poivrons, puis les décalotter soigneusement. Evider les courgettes à l’aide d’une cuiller à pamplemousse en prenant soin de garder une pelure intacte d’au moins un demi centimètre et réserver la pulpe (nous ne l’utiliserons pas ici, mais ne la jetez pas, car bien assaisonnée, avec par exemple un trait de jus de citron, un peu de yaourt nature et de la menthe ou de la coriandre fraîche ciselée, c’est délicieux !). Retirer le placenta et les graines des poivrons.

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Peler la gousse d’ail et l’oignon, puis les hacher ensemble avec le piment oiseau duquel vous aurez préalablement ôté les petites graines.

Préchauffer le four à 180°C.

Dans le grand saladier avec les céréales, ajouter l’ail, l’oignon et le piment hachés, les pignons, la feta émiettée, l’huile d’olive et le persil. Bien mélanger et assaisonner de fleur de sel et de poivre du moulin à convenance.

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Garnir les courgettes et les poivrons de cette farce, les couvrir de leur chapeau et les placer dans un grand plat à four et à bords hauts huilé. Enfourner pendant 45 minutes à une heure, en veillant à ce que les légumes ne s’assèchent pas au cours de la cuisson, auquel cas les arroser d’un peu d’eau.

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À déguster bien chauds avec une petite salade (ici, la fameuse pulpe de courgette au yaourt et à la coriandre mentionnée plus haut !)… Un délice !

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Le taboulé comme je l’aime

Eté rime avec taboulé : c’est entre autres un allié incontournable des barbecues ! Et ce qui est génial avec le taboulé, c’est qu’on peut vraiment le décliner selon les contenus des placards, du compotier, du frigo… mais surtout selon les envies ! D’ailleurs, le taboulé traditionnel libanais serait à l’origine composé exclusivement de boulghour et de beaucoup de persil plat ; donc ni semoule de couscous, ni tomates. Avec le temps, les recettes ont évolué en fonction des pays, de leurs influences, de leurs légumes et épices de prédilection… En ce qui me concerne, je trouve que chaque variante a son charme et son intérêt : sucré-salé avec miel et cannelle, à base de boulghour ou de semoule (voire même de quinoa !), avec des fruits confits et/ou oléagineux, des fruits de mer, du poisson, de la viande, des poivrons, du concombre, d’autres fines herbes… que sais-je ! Aujourd’hui je vous propose une version finalement assez classique, mais que je fais souvent car elle est rapide à réaliser, ne nécessite que peu d’ingrédients, et est surtout très parfumée, fraîche et bien relevée.

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Le taboulé comme je l’aime

Pour 4 personnes :

– 150g de semoule de couscous grains moyens (complète, si vous trouvez, c’est encore meilleur)
– 150g d’eau froide filtrée
– 2 c.à.s. de persil frais ciselé
– 2 c.à.s. de menthe fraîche ciselée
– le jus d’un citron
– 2 c.à.s. d’huile d’olive
– sel, poivre, tabasco®
– 1 belle échalote
– 1 belle tomate
– 1 poignée de raisins secs

Dans un grand saladier (afin de faciliter le mélange), faire gonfler la semoule de couscous dans l’eau froide. Au bout de quelques minutes, égrainer à la fourchette. Pendant ce temps, ciseler finement les herbes fraîches. Les incorporer ensuite à la semoule égrainée et bien mélanger. Ajouter ensuite l’huile d’olive, le jus de citron et assaisonner à convenance – moi j’aime toujours bien relever avec quelques gouttes de tabasco®.

Laver soigneusement la tomate, peler l’échalote et les débiter en petits cubes avant de les placer dans le saladier. Bien mélanger et terminer en ajoutant une poignée de raisins secs – ou de tout autre fruit sec (abricots, figues… faites fonctionner votre imagination !) et éventuellement quelques fruits oléagineux pour apporter un peu de croquant (amandes, noisettes concassées grossièrement, pignons, olives…), moi je n’en n’avais plus en stock cette fois-ci.

Placer au frais quelques heures avant dégustation, afin que les arômes se diffusent bien et que l’humidité des légumes et des herbes soit bien absorbée par la semoule. Le taboulé se conserve au frais dans un récipient fermé hermétiquement pendant quelques jours.

Rapide, facile, économique et délicieux, un vrai vaccin contre les taboulés industriels insipides… 🙂

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Tarte du soleil

C’est l’été, et même si les températures ne sont pas encore estivales pour tout le monde, j’ai quand même envie de fraîcheur et de cuisine du soleil : fruits et légumes, huile d’olive, pestos divers et variés, salades et tartes en tout genre ! Sur les étals des maraîchers, on trouve maintenant de belles tomates, mais malheureusement (ici en tout cas), pas encore d’aubergines ni de poivrons. C’est bien dommage, moi qui suis une fana de ratatouille. Qu’à cela ne tienne, je nous ai concocté une belle tarte de saison aux légumes, légère et jolie, mais surtout pleine de saveurs et au bon goût d’été.

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Tarte du soleil

Pour un moule à tarte de 23 cm de diamètre, soit 4 à 6 parts :

Pâte brisée à l’huile d’olive :
– 150g de farine (j’ai utilisé 75g de farine complète et 75g de farine T65)
– 30g d’huile d’olive
– sel, poivre
– 2 c.à.s. d’eau filtrée

Légumes :
– 1 belle tomate
– 1 grosse pomme de terre
– 2 carottes
– 1 oignon moyen
– sel, poivre, pesto (un classique, mais toujours maison : basilic frais et ail nouveau de mon petit paysan du marché, huile d’olive et pignons – j’en fais de grands pots que je conserve au frais et à l’abris de la lumière, de façon à en avoir sous la main le plus longtemps possible !)

Appareil à tarte :
– 100g de fromage blanc
– 2 blancs d’œufs
– sel, poivre, tabasco, paprika, cumin (en poudre et en graines)

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Commencer par réunir et apprêter les légumes. Eplucher les carottes, la pomme de terre et l’oignon et les émincer finement, si possible à l’aide d’une mandoline. Porter une casserole d’eau à ébullition et y faire blanchir les lamelles de carottes et de pommes de terre pendant 5 minutes. Egoutter et réserver. Pendant ce temps, laver puis couper la tomate en rondelles. Disposer ces dernières sur un plat, les saler et poivrer à convenance, puis les badigeonner de pesto à l’aide d’un pinceau à pâtisserie. Réserver.

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Préparer l’appareil à tarte. Dans un petit saladier, battre les blanc d’œufs avec le fromage blanc, saler, poivrer à convenance et épicer selon vos goûts et envies. J’ai mis quelques gouttes de tabasco, une cuiller à café de paprika, 1/2 cuiller à café de cumin moulu et quelques graines de cumin. Réserver.

Préparer la pâte brisée à l’huile d’olive. Dans un grand saladier, mélanger les farines, le sel et le poivre, creuser un puits au centre et ajouter l’huile d’olive. Bien mélanger à la spatule jusqu’à obtenir une texture sableuse et incorporer l’eau cuiller par cuiller jusqu’à former une boule homogène. Abaisser la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé et foncer le moule à tarte. Piquer le fond de tarte à la fourchette avant de le tartiner généreusement de pesto, toujours à l’aide d’un pinceau.

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Préchauffer le four à 180°C.

Garnir successivement et harmonieusement le fond de tarte recouvert de pesto de légumes (lamelles de carottes et de pomme de terre, sans oublier les oignons émincés) et de garniture au fromage blanc jusqu’à épuisement, avant de terminer (et en les disposant joliment) par les rondelles de tomates, ainsi que quelques lamelles d’oignons.

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Enfourner pour une trentaine de minutes. La tarte se déguste tiède, voire froide (je trouve qu’on distingue encore mieux toute la subtilité des différents légumes et épices !), accompagnée d’une petite salade, de charcuterie… comme vous voudrez !

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Bon appétit 🙂

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