Mini financiers à la framboise

Les financiers sont de petites gourmandises irrésistibles et vraiment idéales quand on a des blancs d’œufs à écouler ! Je ne fais pas dans l’originalité aujourd’hui avec cette recette assez classique, mais il est vrai que la framboise se marie à merveille avec l’amande. Ces mignardises sont à croquer : peu sucrées, moelleuses à cœur et croustillantes sur les bords, au bon goût d’amande et de noisette, avec des framboises qui fondent littéralement dans la bouche et apportent un bel équilibre gustatif grâce à leur légère acidité naturelle. Un délice qui se mange sans faim !

IMG_1233

Mini financiers à la framboise

Pour 15 mini financiers, j’ai utilisé :
– 65g de beurre doux extra-fin
– 65g de blancs d’œufs (soit environ 2 pièces)
– 50g de poudre d’amandes
– 25g de farine de blé
– 50g de cassonade
– une poignée de framboises fraîches

Réaliser un beurre noisette : faire fondre le beurre à feu doux dans une petite casserole jusqu’à ce qu’il colore légèrement et dégage une subtile odeur de noisette, puis le filtrer à travers une passette et laisser tiédir.

Tamiser la farine et la poudre d’amandes dans un cul de poule, ajouter la cassonade, les blancs d’œufs, et enfin le beurre fondu tiédi. Bien mélanger à l’aide d’une cuiller en bois.

Préchauffer le four à 220°C.

Verser le mélange dans de petits moules en silicone (dans l’idéal à financiers, mais n’en ayant pas sous la main, j’ai opté pour des moules à mini canelés) en prenant le soin de ne pas trop les remplir, puis glisser une framboise dans chaque empreinte, en l’enfonçant légèrement dans la pâte.

Enfourner pendant 2 minutes à 220°C, puis 5 minutes à 180°C. Laisser tiédir avant de démouler les financiers, à conserver par la suite dans une boîte hermétique.

De petites gourmandises à servir avec le café et accompagnées de fruits frais, pour finir le repas tout en douceur…

IMG_1236

… et en moelleux…

IMG_1235

Publicités

Porc au caramel

J’adore cuisiner asiatique. C’est minutieux, long (parfois vraiment très long quand je vois une recette comme celle-ci !) et très fastidieux, mais un bon plat aux saveurs d’orient, d’inspiration vietnamienne, thaïe, coréenne, japonaise ou encore chinoise en vaut largement la chandelle à mes yeux. Or j’avais envie depuis longtemps déjà de retrouver le goût de ce porc au caramel que j’avais dégusté un jour dans un petit boui-boui vietnamien à Paris et qui m’avait laissé un souvenir impérissable. Après moult tentatives aussi variées les unes que les autres de reproduire ce plat que j’avais tant aimé, j’ai fini par arriver à concocter une version qui s’en rapproche assez (ou tout du moins au souvenir que j’en ai) ! Une belle réussite, quoiqu’il en soit : la viande est très tendre, le caramel est doux, bien présent mais sans prendre l’ascendant sur les autres saveurs, le piment apporte une note piquante très agréable et les herbes de la fraîcheur. Servi avec un bon riz thaï, c’est un vrai délice !

IMG_1224

Le porc au caramel

Pour 3 personnes, j’ai utilisé :

– 300g d’échine de porc
– 3 échalotes
– 2 gousses d’ail
– 1 petit piment oiseau
– 2 c.à.s. de nuoc mam (sauce de poisson en saumure ; condiment vietnamien qu’on trouve en épicerie asiatique)
– 2 c.à.s. de sauce soja nature
– 50g de sucre semoule
– 50cL d’eau
– quelques brins de persil, coriandre ciselée, poivre

Commencer par réunir les différents ingrédients, puis détailler la viande en morceaux de taille moyenne. Réserver.

IMG_1215 IMG_1216

Hacher ensemble les échalotes, l’ail et le piment et réserver.

Lorsque tous les ingrédients sont apprêtés et à portée de main, réaliser un caramel à sec avec le sucre semoule dans un wok de grande taille.

IMG_1217

Lorsque le caramel a pris une belle teinte ambrée, y verser l’eau. Le sucre va cristalliser instantanément, puis fondre à nouveau ensuite.
Une fois que le caramel est bien liquide, y plonger le mélange d’ail, échalotes et piment hachés, bien mélanger avec une cuiller en bois, puis ajouter le nuoc mam.
Laisser reprendre l’ébullition avant d’incorporer les morceaux de viande et pour finir, la sauce soja, ainsi que le poivre à convenance. La viande doit être couverte par le liquide.

IMG_1218 IMG_1219

Laisser cuire à petite ébullition jusqu’à réduction de la sauce, soit entre 30 et 45 minutes, et servir parsemé de pluches de persil et de coriandre ciselée, accompagné d’un riz thaï nature.

IMG_1220 IMG_1222

C’est délicieux ! 🙂

Flammeküche végétarienne – tarte flambée aux oignons, chèvre frais, miel et romarin

Bien le bonjour ! Me voici enfin de retour avec une recette un peu improvisée mais pas moins délicieuse pour un dîner sur le pouce comme on les aime ici, surtout depuis l’arrivée de l’été ! Je m’éloigne un peu de la traditionnelle flammeküche alsacienne aux lardons pour vous proposer ma version revisitée avec le chèvre frais que je trouve au marché sur le stand d’une petite productrice locale, un bon miel de bruyère bio et du romarin frais. Elle est facile et rapide à réaliser, et ne nécessite pas un grand nombre de matières premières. La pâte est fine et croustillante, la garniture moelleuse et fondante… Miam ! Je ne vous fais pas attendre plus longtemps…

IMG_1189

Flammeküche végétarienne – tarte flambée aux oignons, chèvre, miel et romarin

Pour une grande flammeküche, soit 2 à 3 personnes :

– 150g de farine (j’ai utilisé 100g de farine T65 et 50g de farine complète)
– 35g d’huile végétale
– 1 pincée de sel
– 3 c.à.s. d’eau tiède

– 2 petits suisses
– 50g de crème fraîche entière
– 2 oignons
– 1/2 fromage de chèvre frais
– poivre, sel, muscade, miel, romarin

Commencer par préparer la pâte. Tamiser ensemble les farines, ajouter le sel et l’huile, bien mélanger et ajouter ensuite progressivement l’eau tiède, jusqu’à former une boule de pâte lisse et homogène. L’abaisser finement sur une grande feuille de papier sulfurisé.

IMG_1186

Préparer ensuite l’appareil. Battre au fouet les petits suisses avec la crème, ajouter le sel, le poivre et la noix de muscade fraichement moulue à convenance. Répartir l’appareil en couche uniforme sur la pâte, jusqu’à 1 cm du bord.

Préchauffer le four à 220°C.

Emincer très finement les oignons et les disposer uniformément sur l’appareil. Couper le fromage de chèvre frais en petits dés et placer ces derniers sur la couche d’oignons. Pour finir, faire couler un peu de miel (détendu avec un peu d’eau s’il n’est pas assez liquide) sur les dés de chèvre et parsemer de brins de romarin.

IMG_1185 IMG_1187

Enfourner la flammeküche pendant une dizaine de minutes à chaleur tournante puis 2-3 minutes sous le grill. Découper puis servir immédiatement, accompagnée d’une petite salade verte (roquette et pluches de coriandre pour ma part !). C’est vraiment simple, sain, parfumé et délicieux !

IMG_1191

Tarte amandine cerises-bergamote

IMG_1046

Pour fêter la timide arrivée des cerises du jardin, qui ne sont pas encore tout à fait idéalement mûres, j’ai eu envie de concocter une tarte amandine, en respectant à la lettre les instructions du manuel de M. Maincent-Morel intitulé La cuisine de référence : techniques et préparations de base, fiches techniques de fabrication, notamment pour la pâte brisée sucrée et la crème d’amandes. J’ai voulu apporter une note de bergamote (et puis j’avais un reste de confiture maison à terminer !) à ma compotée de cerises burlat, afin de réveiller un peu l’acidité de cette variété de cerises très douces, sucrées et rondes en bouche. La tarte amandine cerises-bergamote était ainsi née dans mon esprit !

IMG_1075

Tarte amandine cerises-bergamote

Pour un moule à tarte de 23 cm de diamètre, soit 6 à 8 parts, j’ai utilisé :

– 125g de farine de blé
– 12g de sucre semoule
– une pincée de sel
– 62g de beurre doux extra-fin
– 10g de jaune d’œuf
– 1 c.à.c. d’eau filtrée

– 500g de cerises lavées et dénoyautées
– 20g de cassonade
– 2 c.à.s. de confiture de bergamote

– 100g d’œufs (environ 2 pièces)
– 100g de poudre d’amandes de bonne qualité
– 100g de beurre doux extra-fin à température ambiante
– 60g de sucre semoule
– 1 c.à.s. de kirsch (en général, la crème d’amandes se parfume au rhum)

Commencer par laver, équeuter et dénoyauter les cerises.

IMG_1048

Les mettre dans un saladier, parsemer de cassonade, mélanger et laisser macérer au moins 30 minutes, pour permettre aux cerises de libérer leur jus.

IMG_1051

Préparer la pâte brisée sucrée. Tamiser la farine sur le plan de travail et y ajouter le beurre assoupli et coupé en petits morceaux. Bien sabler l’ensemble puis creuser un puits et ajouter l’eau, le sel, le sucre et le jaune d’œuf. Ecraser rapidement et à pleines mains, sans pétrir, jusqu’à former une boule homogène. La fariner légèrement puis l’envelopper dans du film alimentaire et réserver au réfrigérateur.

Quand les cerises ont légèrement confit dans le sucre et rendu leur jus, verser le contenu du saladier dans une casserole de taille moyenne et faire compoter les fruits sur feu doux pendant une vingtaine de minutes. Retirer la casserole du feu et y ajouter la confiture de bergamote, bien mélanger et laisser tiédir.

Pendant ce temps, préparer la crème d’amandes.

IMG_1052

Au fouet, crémer le beurre tempéré vigoureusement avec le sucre. Ajouter progressivement les œufs entiers en émulsionnant l’appareil, qui doit être lisse, homogène et d’aspect mousseux. Incorporer ensuite et en une seule fois la poudre d’amandes et bien mélanger l’ensemble à la spatule. Parfumer la crème au kirsch et réserver.

Préchauffer le four à 180°C.

Abaisser la pâte brisée sucrée entre deux feuilles de papier sulfurisé, foncer le moule à tarte et piquer la pâte à la fourchette. Garnir le fond de tarte de la compotée de fruits, puis de la crème d’amandes.

IMG_1053 IMG_1054

Lisser la surface à la spatule et placer quelques cerises coupées en deux au dessus pour la décoration.

IMG_1055

Enfourner pour une trentaine de minutes.

IMG_1066

Tiède, cette tarte est très fondante, avec un goût d’amande bien présent, et après une nuit à température ambiante, le goût des fruits est plus prononcé et la pâte plus croustillante. Mais dans les deux cas, elle est délicieuse !

IMG_1076