Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Parce que « crousti-moelleux », ça sonne un peu « croquant gourmand » (avé l’assent c’est encore mieux !), vous voyez, ce jargon « topchefisant » et assez pénible à la longue, mais qui fait marrer dans les chaumières… Bref, en tout cas, il n’en reste pas moins que ces petits biscuits (dont j’ai déjà fait au moins trois fournées tellement-qu’y-sont-bons) sont vraiment hyper croustillants quand on croque avidement dedans, et tout moelleux à l’intérieur… Un délice, je vous dis ! C’est en voyant la recette des « Figo-Lulus » de Marie Chioca que j’ai eu envie de réaliser à mon tour ces petites merveilles. La première fois, j’ai respecté scrupuleusement sa recette, en remplaçant seulement les figues par des dattes. C’était très bon, mais le goût très prononcé de l’eau de fleur d’oranger préconisée par l’auteur l’emportait un peu sur celui des dattes (la faute à ces dernières, trop fades ?). Quoiqu’il en soit, au bout de trois fournées, j’ai fini par arriver à un bon équilibre des saveurs (j’ai opté pour de la cannelle, qui, subtilement dosée, se marie très bien avec les dattes, je trouve !) et une cuisson qui garantit à coup sûr l’effet « crousti-moelleux » à la dégustation. Héhé. Ah !, et last but not least, c’est grâce à cette recette et ces différents essais, que je suis enfin parvenue à ma version idéale et ultime de la pâte brisée à tout faire ! Alors merci Marie ! 🙂

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Petits sablés croustillants au cœur moelleux de dattes

Pour une douzaine de petits biscuits

  • 125g de farine de votre choix (ici, j’ai utilisé moitié T65 et moitié seigle, pour un côté un peu « rustique »)
  • 2 c.à.s. rases de sucre de canne complet (soit +/- 30g)
  • 1/4 c.à.c. de sel sans additif
  • 4 c.à.s. d’huile d’olive vierge (aucune crainte, son goût s’atténue, voire s’efface après cuisson) (soit +/- 55g / 60mL)
  • 4 c.à.s. d’eau
  • 150g de dattes entières
  • 2 à 4 c.à.s. d’eau bouillante (à jauger en fonction de la fraîcheur et du moelleux des fruits)
  • 1/4 c.à.c. de cannelle moulue

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Commencer par préparer la pâte. Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, avant d’ajouter l’eau et l’huile. L’opération est simple comme bonjour et ne requiert que trois minutes, montre en main (aucune excuse ne saurait désormais justifier l’achat de pâte industrielle !). Personnellement, j’utilise en tout et pour tout un saladier et une cuiller à soupe, qui me sert à la fois de mesure et pour amalgamer la pâte, qu’il ne faut pas trop travailler.

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L’envelopper de film alimentaire et la réserver au frais 30 minutes au moins.

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Pendant ce temps, dénoyauter et hacher grossièrement les dattes, puis les les placer dans un petit saladier. Mélanger l’eau bouillante avec la cannelle moulue et verser le tout sur les dattes hachées. Laisser infuser quelques minutes puis mixer (le mixeur plongeant fonctionne très bien et même mieux qu’un robot classique pour de petites quantités comme c’est le cas ici). Si la consistance est vraiment trop dure, voire impossible à mixer, ne pas hésiter à ajouter de l’eau bouillante, mais progressivement, en jaugeant, car la pâte obtenue doit être quand même assez épaisse et ferme.

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Sortir la pâte brisée du réfrigérateur et l’abaisser sur un plan de travail fariné en un rectangle d’environ 20cm sur 10cm.

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Déposer uniformément la pâte de dattes sur le tiers inférieur de la pâte brisée.

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Enrouler la pâte brisée autour de la pâte de dattes en partant du bas jusqu’à former un épais et long boudin.

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Bien le rouler sur le plan de travail fariné, afin de souder les jointures, et s’assurer qu’il est bien régulier avant de le débiter en morceaux de même largeur à l’aide d’un couteau bien affuté.

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Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante.

Déposer les biscuits en quinconce sur une plaque à pâtisserie (la mienne est anti-adhésive, je n’utilise donc pas de papier cuisson) et enfourner pour 20 à 25 minutes, en surveillant.

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Chez moi, ils sont déjà bien bronzés au bout de 20 minutes, je sors alors la plaque du four puis retourne immédiatement chaque sablé un par un, car ils sont toujours un peu plus dorés en dessous.

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Les laisser tiédir d’abord sur la plaque, puis refroidir complètement sur une grille, et s’il vous en reste ! conserver dans une boîte en métal, afin qu’ils restent croustillants. Délicieux et sains, ces sablés feront un excellent goûter pour les enfants, servis avec une bonne tasse de thé fumante ou un chocolat chaud, mais régaleront également les grands pour finir un repas sur une petite note sucrée avec le café… miam !

IMG_2649Fancy a cuppa…? 😉

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Les speculoos de Sylvie

Sylvie, une chouette amie de longue date, fait des speculoos du tonnerre ! Je ne sais pas si c’est lié à la présence de ces épices caractéristiques que j’aime tant, mais les speculoos font vraiment partie de mes biscuits favoris. J’avais déjà fait et refait ceux de Darya, qui sont excellents, ceux-ci sont différents en matière de goût et de texture : ils sont vraiment très croustillants – on utilise entre autres de la cassonade et non de la vergeoise, ainsi que des amandes effilées, qui apportent un petit goût agréable et surtout du croquant. Je souhaitais ainsi rendre hommage à Sylvie et perpétuer en quelque sorte son héritage familial (c’est la recette de sa mère !) : un réel honneur de la partager aujourd’hui avec vous.

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Les speculoos de Sylvie

Pour une trentaine de biscuits :

– 250g de farine de blé
– 165g de cassonade
– 1/2 sachet de levure chimique
– « 1 cuillère à soupe débordante d’épices à pain d’épice » (je reprends mot pour mot la formulation que je trouve rigolote et très à propos). Sylvie utilise d’ailleurs un mélange d’épices vraiment délicieux et assez hors du commun (notamment grâce à la présence de piment) qu’elle se procure en Lorraine, j’ai malheureusement oublié le nom de la maison qui le fabrique… Je lui demanderai à l’occasion.
– 65g de beurre doux extra-fin
– 60g d’amandes effilées
– 1 œuf fermier
– 1 cuiller à soupe d’eau

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Sylvie, c’est la reine de la tambouille : elle préconise d’y aller gaiment et de mélanger tous les ingrédients ensemble et à la main dans un grand cul-de-poule jusqu’à former une boule homogène. Il faut ensuite diviser la pâte obtenue en deux, former deux boudins assez fins et allongés, les envelopper dans du film alimentaire en serrant bien pour qu’ils conservent leur forme, puis les laisser reposer quelques heures au réfrigérateur.

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Préchauffer le four à 160°.

Le temps de repos passé, sortir les boudins de pâte du réfrigérateur puis les trancher à l’aide d’un bon couteau bien affuté en rondelles d’environ un demi centimètre d’épaisseur. Les disposer en quinconce sur une plaque à pâtisserie tapissée de papier cuisson en prenant soin de bien les espacer – ils vont s’étaler un peu en cuisant.

Enfourner pour une vingtaine de minutes en surveillant : les biscuits doivent être bien dorés.

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Les laisser ensuite refroidir avant de les décoller. Ils se conserveront très bien, tout en gardant tout leur croustillant, dans une boîte métallique. Cela dit, ici, ils ne font jamais long feu… Alors à vos mimines, vous m’en direz des nouvelles !