Houmous à l’ail des ours

Parce que moi aussi je veux faire partie du cercle fermé des blogueuses culinaires fashion qui cuisinent l’ail des ours ! D’ailleurs j’ai même été le cueillir moi-même, avec mes petites mimines, dans une jolie petite forêt de feuillus, au bord d’un ruisseau… Cette blague, n’empêche, moi qui m’imaginais que c’était un peu rare et donc trop la classe d’en trouver, heu, en réalité c’est du vrai chiendent cet ail des ours ! Il y en avait littéralement partout, de vrais tapis verdoyants fleurant bon l’ail (mais pas une morille à l’horizon, snif. On ne peut pas tout avoir !). Il paraît qu’il faut le consommer avant la floraison, et ça tombait fort bien, je n’ai vu que des feuilles (et combien !!!) et n’ai donc eu que l’embarras du choix quant au meilleur spot pour en ramasser…

IMG_2687

Bref, mes aventures bucoliques dominicales ne vous intéressent probablement pas vraiment, mais c’était une première pour moi, indigne campagnarde que je suis, alors j’avais envie de faire part de mon enthousiasme et de combien j’étais toute fière de pouvoir cuisiner cet aromate nouveau pour moi et si difficilement acquis 😋… Haha, elle est bonne, celle-là. Bon, je vous le donne en mille, la question suivante a donc été « Mais que vais-je donc bien faire de tout cet ail ? » – car vous vous en doutez, j’en ai ramassé un bon paquet… Après l’avoir servi en salade (agrémenté de feuilles de pissenlit et d’épinards, de roquette et de batavia rouge = un super mesclun maison !), en avoir ciselé et largement parsemé sur des plats de pâtes, de légumes, j’ai voulu lui dédier une recette particulière. Comme je n’avais pas très envie d’en faire un pesto (trop « classique », se dit la blogueuse en quête de toujours plus d’originalité et qui commence à avoir les chevilles qui enflent ­– normal, c’est le printemps), j’ai pas mal réfléchi, puis je me suis souvenu que j’avais un demi citron qui commençait à faire un peu la tronche au frigo, ainsi qu’un reste de pois-chiches cuits. J’ai par ailleurs toujours du tahini en stock, la baaase. Tilt ! Mais c’est bien sûr ! Comment avais-je pu ne pas pu y penser plus tôt ? De l’houmous à l’ail des ours, pardi ! Quelle évidence ! À tartiner allègrement sur de belles tranches de pain frais au levain… Miam, quel régal ! Allez, place à la recette, vous l’avez bien méritée ! 🍴

IMG_2704

Houmous à l’ail des ours

Pour un bol moyen (un peu plus de 300g), j’ai utilisé :

  • 180g de pois-chiches cuits
  • 50g de purée de sésame blond complet (tahini)
  • Le jus d’un demi citron
  • 1/2 c.à.c. de sel gris sans additif
  • 40g d’ail des ours frais
  • 50g d’eau très fraîche

IMG_2690

Commencer par préparer les ingrédients.
Laver, puis sécher soigneusement les feuilles d’ail des ours avant de les hacher grossièrement.

IMG_2691

Presser le citron.
Diluer le sel dans l’eau fraîche.
Rincer et égoutter les pois-chiches.

Placer les pois-chiches dans le bol du robot ménager (ou blender, ou mixeur) et mettre en marche jusqu’à obtenir une purée compacte. Ajouter ensuite tout en continuant à mixer la purée de sésame, le jus de citron et l’eau fraîche salée jusqu’à obtenir une purée lisse. Ajouter enfin l’ail des ours grossièrement haché, en prenant le soin de ne pas mixer trop longtemps afin de conserver des petits morceaux.
Débarrasser dans un bol ou une boîte hermétique et recouvrir d’une mince couche d’huile d’olive avant de réfrigérer.

IMG_2705

L’houmous se conserve au frais, mais je vous conseille de le placer au moins une demi-heure à température ambiante avant de le consommer, sur des tartines, en dip, avec des légumes, des crudités, à la petite cuiller… comme vous voudrez ! En tout cas, je suis bien contente d’avoir pensé à l’utiliser ainsi, car le goût subtil et fin de l’ail des ours est bien mis en valeur dans cette variante, c’était vraiment délicieux ! Facile et rapide à faire, si vous aimez l’houmous, je ne peux que vous encourager à essayer. Grâce à cette recette, j’ai même réussi à prouver aux plus sceptiques que l’houmous, s’il est maison, bien dosé et bien assaisonné, n’est ni étouffant, ni pâteux, mais subtil et raffiné (surtout dans cette version où l’ail des ours supplante l’ail classique utilisé en général). Yesss! 😎

Publicités

Bouchées vapeur à l’okara de soja

Quand on fait son propre lait de soja, ou devrais-je dire sa « boisson au soja » (l’emploi du mot « lait » est impropre puisqu’il ne s’agit pas d’un produit laitier), on se retrouve avec de l’okara sur les bras. (Je dis « sur les bras », mais en réalité, je trouve ça génial de partir d’un produit brut pour le transformer en plusieurs matières premières ! C’est économique, écolo et ça fait ressortir le côté créatif qui sommeille en nous…). Bref, je vous vois venir : « okara, quésaco ? ». Alors, pour faire simple, le principe des boissons végétales est de faire tremper des graines ou des noix un certain temps dans une certaine quantité d’eau (plus ou moins longtemps selon les graines : les noix de cajou nécessitent maximum une heure de trempage, alors que le soja jaune doit tremper au moins 24h), avant de les broyer dans leur eau de trempage, et de faire cuire le tout à feu doux dans une large casserole. Le mélange est ensuite filtré dans une étamine fine : on obtient ainsi le lait végétal d’un côté et l’okara de l’autre, soit le résidu insoluble du filtrage. Okara de soja, d’amande, de noisette, les variantes sont multiples ! Visuellement, ça ressemble un peu à de la semoule de couscous cuite, et du point de vue culinaire, je trouve l’okara très intéressant : relativement neutre en goût, on peut l’utiliser comme base de plein de recettes, aussi bien salées que sucrées – cookies, petits pains, muffins, boulettes, cakes, ou encore tout simplement poêlé avec des petits légumes, etc. Les possibilités sont vraiment infinies et n’ont de limites que l’étendue de notre imagination… j’adore !

Hier soir, j’ai décidé de transformer une partie de mon okara en bouchées vapeur, pour continuer dans la veine « cuisine asiatique maison » (et aussi parce que ma grand-mère nous a envoyé une cargaison de gingembre frais en provenance directe de l’île Maurice qui défie toute concurrence, merci Mutti !). Fondantes à souhait, parfumées, avec quelques cacahuètes concassées à l’intérieur pour apporter du croquant, ces bouchées sont un vrai régal accompagnées d’une petite sauce piquante et d’une salade verte. Faut-il le préciser, étant végéta*iennes et sans gluten, elles ont vraiment tout pour plaire ! (Tiens, à propos, c’était hier la « Journée sans viande » !)

      IMG_2585

Bouchées vapeur à l’okara de soja

Pour une quinzaine de bouchées :

  • 150g d’okara (soit le résidu d’environ 50g de graines de soja jaune crues – Avec 150g de graines crues, j’obtiens un litre de boisson au soja et 450g d’okara)
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre frais
  • quelques brins de coriandre fraîche
  • 1 càc de tamari bio
  • 1/2 càc de 5 épices
  • une pincée de flocons de piment
  • 2 càs de flocons de sarrasin
  • 2 càs de farine de riz gluant
  • une poignée de cacahuètes naturelles grossièrement concassées
  • 1 càs de sésame blond complet
  • une pincée de sel, quelques tours de moulin de poivre

Placer l’okara dans un saladier moyen.

Peler l’échalote, l’ail et le gingembre, laver et sécher les brins de coriandre fraîche (réserver deux-trois pluches pour le service).

IMG_2579

Hacher le tout ensemble (dans un petit robot, ou comme moi avec un petit hachoir à herbes manuel très pratique !) avant de le mélanger à l’okara.

IMG_2580

Ajouter ensuite le tamari, les épices et les flocons de sarrasin et laisser gonfler le tout à l’air libre une bonne vingtaine de minutes : les flocons vont ainsi absorber l’excédent d’humidité et s’imprégner des saveurs.

IMG_2581

Une fois que le mélange a reposé, ajouter enfin la farine de riz gluant, le sésame et les cacahuètes grossièrement concassées, bien mélanger, puis rectifier si besoin l’assaisonnement.

Former une quinzaine de petites boulettes à la main et les placer dans le panier tapissé de papier sulfurisé de votre cuit-vapeur.

IMG_2582

Compter 30 minutes de cuisson à feu moyen-doux à partir du sifflement du cuit-vapeur.

IMG_2583

Je les ai servies avec une salade verte et de la sauce piquante pour un dîner léger suivi d’un dessert gourmand, mais pour un repas plus consistant, vous pouvez tout à fait accompagner ces bouchées de riz thaï complet par exemple !

IMG_2586

Miam ! 🙂

Fricadelles végétales de lentilles

Abattons quelques idées reçues : manger peu (ou pas) de viande ne saurait signifier manger tout le temps pareil. Bien au contraire, les végétariens/végétaliens (« végés » pour les intimes) accordent un soin tout particulier à la diversification de leur alimentation et regorgent d’idées (parfois un peu farfelues, il est vrai) pour accommoder les légumes, fruits, céréales, farines et autres légumineuses. Tout ça pour dire que c’est après avoir dégusté de délicieuses boulettes de légumes dans un petit restaurant végétarien très sympa du Marais que j’ai eu l’idée de réaliser des petites croquettes de lentilles, bien épicées, puis frites à la manière des falafels (à l’exception près que les pois chiches utilisés dans les falafels sont réhydratés, mais crus avant d’être frits). Après un premier essai très concluant, puis un autre qui a suivi quelques jours plus tard seulement (grand succès, je vous l’assure !), voici donc la recette tant attendue de mes petites boulettes !

IMG_0059

Fricadelles végétales de lentilles

Pour une dizaine de boulettes moyennes :

  • 150g de lentilles (j’ai utilisé un assortiment de lentilles vertes, roses et jaunes, que je me procure en épicerie bio, mais je pense que toutes les variétés feront l’affaire, il faudra juste vérifier le temps de cuisson)
  • 1 feuille de laurier
  • 1 càc de thym/romarin/sarriette séché(e)
  • 2 petites gousses d’ail
  • gros sel
  • 1 oignon frais
  • 1/2 càc de sel de Guérande
  • quelques tours de moulin de poivre noir
  • 1 pincée de flocons de piment
  • 1/2 càc de gingembre moulu
  • 1/2 càc de coriandre moulue
  • 1/4 càc de cardamome moulue
  • 1/4 càc de curcuma moulu
  • 1/4 càc de cumin moulu
  • 1/4 càc de graines de cumin
  • quelques brins de coriandre fraîche (réserver quelques pluches pour le service)
  • farine de lentilles vertes du Puy (parce que j’ai la chance d’en avoir sous la main et que ça donne des boulettes 100% lentilles ! Mais de la farine complète fera l’affaire !)
  • huile de friture

IMG_0052

Rincer les lentilles avant de les placer dans une casserole de taille moyenne, les couvrir d’eau froide et les faire cuire à couvert sur feu moyen-doux pendant une vingtaine de minutes avec les aromates (laurier, thym, romarin, sarriette et les deux gousses d’ail en chemise). Saler en fin de cuisson. Egoutter et laisser refroidir. Récupérer les gousses d’ail, les peler et les réserver.

IMG_0053 IMG_0054

Placer ensuite les lentilles cuites et refroidies dans le bol du robot coupe et y ajouter les épices, le sel, le poivre, l’oignon frais émincé grossièrement, les gousses d’ail et la coriandre fraîche.

IMG_0055
Laisser tourner le robot jusqu’à obtention d’une pâte humide relativement homogène. Débarrasser dans un petit saladier, couvrir de film alimentaire et placer au réfrigérateur une petite heure.

IMG_0056

Ce temps écoulé, récupérer le saladier de pâte de lentilles et mettre un peu de farine dans un bol. Former de petites boulettes avec les mains et les enrober d’une fine couche de farine en les faisant rouler dans le bol (c’est très ludique !). Réserver sur une planche à découper au frais avant de passer à la friture.

IMG_0057

Faire chauffer une bonne quantité d’huile de friture dans une petite casserole (compter 6 bons centimètres) et préparer un récipient tapissé de papier absorbant à proximité.

IMG_0058

Quand l’huile a atteint la bonne température (170° environ, il faut qu’un morceau de pain trempé dedans engendre la formation de milliers de petites bulles crépitantes autour), y plonger une petite quantité de boulettes (je procède 4 par 4 chez moi). Elles doivent être bien bronzées, ce qui prend quelques minutes.

Les égoutter sur le papier absorbant avant de les servir minute, accompagnées d’une petite salade (de betteraves chez moi !) et éventuellement d’une petite sauce (j’ai un faible pour les sauces pimentées, mais je pense que ces boulettes fonctionnent à merveille avec une sauce à la crème de coco par exemple, alors à vous de les accommoder comme il vous plaira !).

Quoiqu’il en soit, le résultat est vraiment agréable en bouche : une enveloppe croustillante à souhait, un cœur ultra fondant et parfumé… Un régal ! Voyez plutôt :

IMG_0060

Et avec tout ça, bon appétit, bien sûr ! 😉

Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Curieuse de nature, j’essaie d’être novatrice au quotidien dans ma cuisine et mon assiette, et comme je mange de tout et que j’aime à peu près tout, je suis toujours à l’affut de découvertes culinaires et gustatives. Je suis également sensible aux propriétés nutritionnelles des aliments en général et essaie de composer tous les jours des repas équilibrés, sains et bons, mais surtout en quantité raisonnable, de façon à ne rien jeter et à pouvoir ainsi varier les plaisirs tous les jours ! Pour résumer, je dirais que je suis adepte de santé, de nutrition et de gastronomie. Tout ça pour dire que dernièrement, j’ai trouvé un bouquin intéressant chez mon libraire : Supercéréales, de Chrissy Freer, dans lequel l’auteur vante les valeurs nutritives et gustatives de céréales comme l’avoine, le quinoa, l’orge, le riz brun, mais aussi de certaines moins connues (même si très à la mode chez les « foodistas« ) comme le kamut, le farro ou encore le frikeh. Elle y propose aussi des recettes très didactiques et toutes plus alléchantes les unes que les autres. J’ai donc puisé dans ce livre, mais aussi dans mon imagination et mes placards pour composer la recette que je vous propose aujourd’hui, qui met à l’honneur les légumes que j’ai trouvés cette semaine sur l’étal de mon petit maraîcher bio. Vous l’aurez compris, cette recette est 100% diététique, et surtout délicieuse ! N’attendez plus !

IMG_2053

Petits farcis végétariens aux céréales, aux pignons et à la feta

Ingrédients pour 4 à 5 petits farcis bien remplis :

– 2 courgettes rondes et 2 poivrons, voire plus si vos légumes sont petits (vous pouvez bien sûr tout à fait opter pour d’autres légumes à farcir – tomates, oignons, champignons, aubergines, etc.)

– 150g de céréales type quinoa, boulgour ou couscous (j’ai utilisé un mélange de céréales et de petits légumes composé d’amarante, de millet, de blé dur, de quinoa, de sésame complet et de morceaux de carottes, de poireaux et de champignons) – Pour une version sans gluten, n’utilisez que du quinoa !
– 1 oignon jaune
– 1 gousse d’ail
– 1 piment oiseau moyen
– 20g de pignons de pin
– 75g de feta émiettée
– 2 c.à.c. d’huile d’olive
– fleur de sel et poivre 5 baies
– 2 c.à.s. de persil plat ciselé

IMGP4323

Porter une grande casserole d’eau salée à ébullition et y faire cuire les céréales selon les indications (dans mon cas, 20 minutes). Egoutter et réserver dans un grand saladier.

IMGP4332

Faire griller à sec les pignons de pin (une à deux minutes dans une petite casserole sur feu fort : il s’agit de les torréfier pour qu’ils libèrent leur arôme).

IMGP4330

Bien laver et sécher les courgettes et les poivrons, puis les décalotter soigneusement. Evider les courgettes à l’aide d’une cuiller à pamplemousse en prenant soin de garder une pelure intacte d’au moins un demi centimètre et réserver la pulpe (nous ne l’utiliserons pas ici, mais ne la jetez pas, car bien assaisonnée, avec par exemple un trait de jus de citron, un peu de yaourt nature et de la menthe ou de la coriandre fraîche ciselée, c’est délicieux !). Retirer le placenta et les graines des poivrons.

IMGP4338

Peler la gousse d’ail et l’oignon, puis les hacher ensemble avec le piment oiseau duquel vous aurez préalablement ôté les petites graines.

Préchauffer le four à 180°C.

Dans le grand saladier avec les céréales, ajouter l’ail, l’oignon et le piment hachés, les pignons, la feta émiettée, l’huile d’olive et le persil. Bien mélanger et assaisonner de fleur de sel et de poivre du moulin à convenance.

IMGP4343

Garnir les courgettes et les poivrons de cette farce, les couvrir de leur chapeau et les placer dans un grand plat à four et à bords hauts huilé. Enfourner pendant 45 minutes à une heure, en veillant à ce que les légumes ne s’assèchent pas au cours de la cuisson, auquel cas les arroser d’un peu d’eau.

IMGP4348

À déguster bien chauds avec une petite salade (ici, la fameuse pulpe de courgette au yaourt et à la coriandre mentionnée plus haut !)… Un délice !

IMG_2054

Pâté de pommes de terre

Un grand classique de la cuisine auvergnate. Certes, on le retrouve dans un certain nombre de régions du centre de la France, et qu’il s’agisse d’une spécialité bourbonnaise, berrichonne, ou encore limousine, quelques subtilités mises à part, cela reste grosso modo la même chose : une tourte aux pommes de terre (non non, ça n’a absolument rien d’un « pâté » !), agrémentée de crème fraîche, d’ail ou d’échalotes/oignons, de persil et de poivre. J’imagine qu’après, le choix d’utiliser une pâte briochée, feuilletée ou encore brisée, est avant tout une affaire de goûts. En ce qui me concerne, j’ai un faible pour la pâte brisée dans mon pâté de pommes de terre ; je parfume ce dernier en général plutôt à l’ail, et j’y mets plein de persil frais ! Comme il s’agit d’un plat relativement consistant, j’ai l’habitude de le servir le soir avec une salade verte. C’est vraiment très bon et finalement plutôt sain, car complet et végétarien ! à condition de ne pas se resservir, haha.

IMG_0801 IMG_0809
Le pâté de pommes de terre

Pour un moule de 23 cm de diamètre, j’ai utilisé :
(Sert 4 personnes)

– 200g de farine
– 80g de beurre extra-fin
– un petit verre d’eau
– 500g de pommes de terre
– une dizaine de brins de persil
– 20 cL de crème fraîche
– deux gousses d’ail
– sel, poivre, noix de muscade

Commencer par réaliser la pâte brisée. Dans un grand saladier, mélanger du bout des doigts la farine, une pincée de sel et le beurre coupé en morceaux jusqu’à obtenir un mélange bien sablé. Creuser un puits au centre, y ajouter ensuite l’eau (plus ou moins selon la capacité d’absorption de la farine), et pétrir jusqu’à former une belle boule. Diviser la pâte en deux, en réserver un morceau au réfrigérateur sous un film plastique et abaisser l’autre au rouleau sur un plan de travail fariné, foncer le moule et piquer la pâte à la fourchette. Placer le moule au réfrigérateur.

IMG_0743

Eplucher, nettoyer, puis émincer les pommes de terre en fines lamelles (c’est le moment ou jamais de sortir les mandolines du placard !). Eplucher les gousses d’ail, retirer le germe et les presser dans un cul-de-poule. Y ajouter la crème fraîche, sel, poivre, et noix de muscade à convenance, bien mélanger. Pour finir, hacher finement les brins de persil et incorporer au mélange à la crème fraîche.

IMG_0796

Préchauffer le four à 180°C.

Sortir le moule du réfrigérateur et le garnir successivement de plusieurs couches de pommes de terre et de crème. Terminer par une couche de crème.

IMG_0797

IMG_0798

Sortir du réfrigérateur et abaisser le deuxième morceau de pâte. En recouvrir le moule, puis souder les deux abaisses en formant un joli boudin de pâte (ou comme moi, en utilisant une fourchette !)

Avec un couteau, faire un petit trou au centre de la tourte et réaliser une cheminée avec un morceau de carton : cela permet à l’air de s’échapper pendant la cuisson. Vous pouvez ensuite faire de petites marbrures au couteau sur la tourte, puis la dorer au jaune d’œuf avant de l’enfourner (souvent je me passe de cette étape, qui je trouve n’apporte pas grand chose gustativement).

IMG_0799

Faire cuire une quarantaine de minutes. Laisser tiédir à température ambiante avant de démouler.

IMG_0800

Déguster tiède avec une salade verte et une vinaigrette bien relevée…

IMG_0808